Djamila.M
La Faculté de droit et des sciences politiques de l’Université d’Oran 2, « Mohamed Ben Ahmed », organise à la fin du mois d’avril, un colloque national en présentiel et en visioconférence consacré à l’adoption des moyens de paiement électronique en Algérie comme l’un des leviers essentiels de la transition vers une économie numérique. L’événement, initié par le laboratoire de recherche « Droit économique et environnement » et présidé par la docteure Hidaya Bouâza, s’inscrit dans le cadre de l’intérêt croissant porté par le pays aux mutations digitales de l’économie et de la finance.
Selon les organisateurs, ce rendez-vous scientifique vise à éclairer la nature du système de paiement électronique et à lever les éventuelles obscurités autour du concept d’économie numérique. Il doit permettre aux chercheurs, juristes et spécialistes de proposer des réponses scientifiques précises sur la manière dont ces nouveaux outils de paiement peuvent être intégrés dans les échanges quotidiens, tout en promouvant l’usage des plateformes numériques.
Cadre juridique et sécurité des transactions
L’un des axes centraux du colloque est l’examen des textes législatifs et réglementaires qui encadrent le paiement électronique en Algérie, à travers la loi de finances, la loi sur le commerce électronique et les dispositions de la Banque d’Algérie concernant les prestataires de services de paiement (PSP). Les intervenants analyseront la capacité de ces textes à protéger les utilisateurs, garantir la sécurité des opérations et réduire les risques d’arnaques ou de falsifications. Ils s’attarderont également sur les défis juridiques majeurs liés à l’accélération technologique, notamment en matière de cybersécurité, de protection des données personnelles et de régulation des plateformes privées.
Le colloque abordera aussi l’état réel de l’utilisation des moyens de paiement numériques en Algérie, où l’adoption demeure inégale malgré les efforts des autorités publiques et la généralisation progressive des terminaux de paiement électronique (TPE) dans le commerce. Les participants s’efforceront de repérer les blocages structurels, culturels et techniques qui freinent l’essor de ces systèmes, avant de proposer des pistes concrètes : amélioration du cadre réglementaire, sensibilisation des citoyens, rapprochement entre secteur public et fintechs (« finance » et « technologie », et harmonisation des normes nationales avec les standards internationaux.
Enfin, la rencontre entend déboucher sur un ensemble de recommandations destinées à appuyer la politique de l’État en matière d’économie numérique, en encourageant la généralisation des paiements électroniques, le renforcement des mécanismes de protection civile et pénale, et la mise à jour continue du dispositif législatif afin que l’Algérie reste en phase avec les évolutions économiques et technologiques mondiales.




