Wassila. B
Suite à l’interview accordée par le procureur national anti-terroriste de la France, Olivier Christen, à Franceinfo, une source autorisée du ministère des Affaires étrangères a déclaré à l’APS que « le procureur national anti-terroriste de la France a, de manière désinvolte, inconsidérée et irresponsable, fait mention de l’Algérie au titre de procédures ouvertes pour terrorisme d’État ». « Une telle accusation injustifiée ne peut naturellement susciter qu’indignation et mépris », note la même source. « Ce propos est condamnable pour ce qui l’est : une vaine agression contre un pays, l’Algérie, qu’un contexte français délétère érige en bouc émissaire et en dérivatif à tous les défis qui assaillent la France et qui peine à les relever », ajoute la même source.
Cette sortie médiatique du procureur français intervient dans un climat bilatéral déjà marqué par des tensions récurrentes. En accusant, sans la moindre preuve formelle ni mandat international clair, l’Algérie d’être impliquée dans des procédures pour « terrorisme d’État », Olivier Christen franchit une ligne rouge que Paris avait jusqu’ici évitée dans ses déclarations officielles. Pour Alger, cette déclaration n’est pas une simple maladresse, mais un acte politique chargé de sous-entendus. Elle intervient alors que la France traverse une crise profonde d’autorité et de lisibilité sur la scène internationale, et que l’Algérie, elle, confirme son rôle de puissance régionale stable et souveraine. En ciblant Alger, le procureur français nourrit involontairement le récit d’une instrumentalisation de la justice à des fins d’une vaine tentative de déstabilisation diplomatique.




