Algérie-Chine : un partenariat stratégique  

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Wassila.B

Les relations entre l’Algérie et la Chine ne relèvent pas de la simple convergence diplomatique ponctuelle. Elles s’inscrivent dans une profondeur historique, forgée par des décennies de soutien mutuel et une vision partagée des équilibres mondiaux. La conférence tenue jeudi à Alger, sous le thème « Écrire un nouveau chapitre de développement et de prospérité », en a apporté une nouvelle illustration éclatante.

En présence d’une délégation du Parti communiste chinois conduite par M. Jin Xin, et de l’ambassadeur M. Dong Guangli, les échanges ont mis en lumière la solidité exceptionnelle du lien bilatéral. Au-delà des déclarations de principe, ce sont des axes concrets qui ont été évoqués : nouvelles technologies, agriculture moderne, industrie, culture et sciences. Autant de domaines dans lesquels la coopération algéro-chinoise peut écrire son avenir.

Mais ce qui frappe dans ce partenariat, c’est sa dimension stratégique. Comme l’a rappelé M. Jin Xin, la coopération entre Alger et Pékin – bilatérale et multilatérale, vise à construire un monde fondé sur la justice et l’équité. Dans un contexte international marqué par les crises, les rivalités de puissance et les tentations hégémoniques, cette ambition n’a rien d’anodin. Elle reflète une convergence de vues sur l’ordre mondial souhaité : multipolaire, respectueux des souverainetés et ouvert à la coopération solidaire.

L’Algérie, saluée par le responsable chinois pour son rôle pivot en Afrique et en Méditerranée, apparaît comme un partenaire incontournable. Sous la conduite du président Abdelmadjid Tebboune, le pays connaît une dynamique de transformation que Pékin observe avec attention et respect. De son côté, l’ambassadeur de Chine a insisté sur la responsabilité commune des deux nations face aux défis planétaires, qu’il s’agisse de sécurité, de développement ou de gouvernance climatique. Les responsables algériens présents, à l’image du président du groupe parlementaire d’amitié Said Hamsi ou du président de l’Association d’amitié algéro-chinoise Smaïl Debeche, ont réaffirmé une évidence : les principes de la diplomatie algérienne et chinoise (non-ingérence, respect du droit international, recherche de la paix) sont plus que jamais nécessaires pour stabiliser un monde en quête de repères. Ainsi, cette conférence ne fut pas une simple formalité protocolaire. Elle a rappelé que l’amitié entre l’Algérie et la Chine est un levier politique et économique, mais aussi un modèle de relations internationales équilibrées. Dans un temps où les blocs se recomposent, Alger et Pékin choisissent la constance, le respect mutuel et l’action commune. C’est là une voie porteuse d’espoir, non seulement pour leurs peuples, mais pour l’ensemble de la communauté internationale en quête de justice et de stabilité.