Djamila M
À chaque fête religieuse ou jour férié, le même scénario se répète pour les habitants du quartier Coca, relevant de la délégation communale de Bouamama, à Oran. À l’occasion de l’Aïd El-Adha, les résidents ont de nouveau été confrontés à une grave crise du transport, marquée par une pénurie aiguë de bus sur la ligne 17, unique moyen de déplacement desservant cette localité.
Cette situation, devenue chronique selon les habitants, a ravivé la colère et l’exaspération des usagers, qui dénoncent l’absence de solutions concrètes face à un problème qui empoisonne leur quotidien depuis plusieurs années. Beaucoup affirment avoir été contraints de patienter durant de longues heures aux arrêts de bus dans l’espoir de trouver une place à bord des rares véhicules en circulation.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, seuls trois bus assuraient le service sur cette ligne durant les jours de l’Aïd, une capacité largement insuffisante pour absorber l’affluence exceptionnelle enregistrée pendant cette période. Résultat : des scènes de cohue, des files interminables et une saturation totale aux heures de pointe, notamment le matin et en fin de journée.
La situation devient particulièrement pénible durant l’Aïd, période marquée par des déplacements massifs des familles vers les marchés, les cimetières ou les domiciles des proches. Travailleurs, étudiants et simples citoyens disent subir de plein fouet ces perturbations, qui provoquent retards, fatigue et tensions quotidiennes.
Faute d’alternative viable, de nombreux habitants se rabattent sur les taxis clandestins ou privés, une solution jugée coûteuse pour des familles déjà fragilisées par la hausse des dépenses liées à l’Aïd.
Face à cette impasse, les riverains du quartier Coca lancent un appel pressant aux autorités locales et à la direction des transports afin de renforcer la ligne 17 par des bus supplémentaires, notamment durant les fêtes et les périodes de forte affluence. Ils réclament également l’ouverture de nouvelles dessertes pour désengorger un réseau devenu incapable de répondre aux besoins d’une population en constante augmentation.
Pour les habitants, cette crise persistante illustre les insuffisances du réseau de transport dans plusieurs quartiers populaires d’Oran, en décalage avec l’expansion urbaine et la croissance démographique que connaît la wilaya ces dernières années. En attendant des mesures concrètes, le quotidien des usagers de la ligne 17 continue de se résumer à l’attente, à l’épuisement et à l’incertitude, y compris durant des moments censés être synonymes de repos et de retrouvailles familiales.




