Wassila. B
Le ministre de l’Education nationale, M. Mohammed Seghir Sadaoui, a souligné que toutes les dispositions ont été prises à l’échelle nationale pour assurer le bon déroulement des épreuves du baccalauréat (session juin 2026), qui concerne 876.201 candidats.
Invité samedi de la Télévision algérienne, le ministre a souligné la « pleine disponibilité » de son secteur pour l’organisation de cet examen national, dont le coup d’envoi a été donné dimanche, en coordination avec les différents secteurs concernés, précisant que « toutes les mesures ont été arrêtées afin de permettre aux candidats de passer les épreuves dans les meilleures conditions, à travers 2.973 centres d’examen, pour un total de 876.201 candidats, dont 588.615 scolarisés et 287.586 candidats libres ».
Après avoir rassuré les candidats que les sujets d’examen ne dépasseront pas le cadre des cours dispensés durant l’année scolaire, M. Sadaoui a insisté sur les sanctions prévues en cas d’utilisation des moyens de communication et des technologies de l’information pour la diffusion des sujets, une pratique considérée comme un délit pouvant entraîner l’exclusion et les poursuites judiciaires, tout en saluant la prise de conscience croissante des candidats, qui s’est traduite par une baisse progressive des cas de fraude d’une année à l’autre. L’année scolaire (2025-2026) a connu un bond qualitatif, en termes de gestion pédagogique, à travers l’introduction d’une série d’améliorations dans certaines matières en cycle primaire et de renforcement des activités culturelles et sportives en cycle secondaire, et ce, outre le volet encadrement, à travers l’organisation du grand concours pour le recrutement d’enseignants. Selon le ministre, les résultats de ce concours, qui a vu la participation de 1.065.000 candidats et organisé pour la première fois par voie numérique, « seront annoncés prochainement ». La particularité de cette année scolaire « réside dans l’implication des établissements éducatifs dans une ambiance de concurrence et d’innovation », à travers l’organisation de la 1ère édition du concours national de l’innovation scolaire, ainsi que la relance du concours national « inter-lycées », a ajouté le premier responsable du secteur de l’Education nationale.
Le ministre de l’Education nationale, M. Mohammed Seghir Sadaoui, a indiqué, dimanche depuis la wilaya de Tizi Ouzou, que le processus de préparation de l’examen du baccalauréat a été mené en mode « zéro papier », citant les efforts consentis par le secteur pour concrétiser l’opération de numérisation.
La numérisation en marche
Lors d’une conférence de presse animée après avoir donné le coup d’envoi des épreuves du baccalauréat au centre d’examen du lycée « Colonel Amirouche » (Tizi-Ouzou), M. Sadaoui a souligné que le secteur de l’Education nationale « a franchi une étape importante dans l’opération de numérisation ».
Il a précisé que la préparation de cet examen ainsi que celle du concours de recrutement ont été menées selon la politique +zéro papier+ », ce qui s’inscrit dans le cadre de « la stratégie nationale de transformation numérique et de l’interconnexion entre secteurs ».
M. Sadaoui a ajouté que « toutes les mesures ont été prises pour lutter contre toute tentative de fraude », saluant « la hausse du niveau de conscience » dans ce volet. Cette évolution s’est notamment traduite par « la disparition des perturbations qui affectaient auparavant les réseaux sociaux à la veille de chaque examen, à travers la diffusion de faux sujets qui déstabilisaient les candidats et nuisaient à leur concentration », a-t-il dit.
Il a rappelé que le secteur veille à garantir à l’ensemble des candidats le déroulement de cet examen décisif dans les meilleures conditions, notamment les personnes aux besoins spécifiques, les malades ainsi que les candidats des établissements pénitentiaires, à travers la prise « de mesures adaptées à chaque catégorie ».
Par ailleurs, le ministre a salué l’élan de solidarité qui caractérise la période des épreuves du baccalauréat, tant de la part des institutions que des particuliers, afin d’assurer aux candidats toutes les conditions de confort et de sérénité.
Dans l’objectif de hisser le niveau des résultats, le ministre a appelé les Directions de l’éducation à « conclure des conventions de jumelage entre elles, permettant le partage d’expertises entre les associations de parents d’élèves et la famille éducative », estimant qu’il s’agit « d’une mission nationale dont la responsabilité incombe à tous ».
M. Sadaoui a également saisi cette occasion pour saluer les résultats positifs enregistrés par le secteur de l’éducation dans la wilaya de Tizi Ouzou, exhortant la famille éducative à poursuivre les efforts consentis en « s’inspirant des modèles pionniers ».
Concernant l’allègement des programmes, le ministre a affirmé que le secteur « veille à la qualité des programmes et des connaissances dispensées aux élèves, notamment dans certaines matières nécessitant une actualisation de certains cours, tout en s’orientant vers l’élargissement des activités culturelles et sportives encadrées par des spécialistes ». S’agissant du dossier des enseignants contractuels, M. Sadaoui a précisé que ces derniers « ont eu l’opportunité de participer au concours de recrutement organisé récemment, avec prise en compte de leur expérience professionnelle ». Quant à la question de la surcharge des classes dans les établissements scolaires, le ministre de l’Education nationale a indiqué que le budget du ministère « connaît une augmentation d’année en année », une part importante étant consacrée au « soutien de l’investissement dans les infrastructures éducatives ».
Les candidats détenus dans la sérénité
Le directeur général de l’Administration pénitentiaire et de la réinsertion, Essaïd Zreb, représentant le ministre de la Justice, garde des Sceaux, a donné, dimanche à l’Etablissement de rééducation de Bordj Bou Arreridj, le coup d’envoi national de l’examen du baccalauréat (session de juin 2026) pour les détenus.
Le coup d’envoi officiel a été donné en présence du wali de Bordj Bou Arreridj, Kamel Nouicer, des autorités locales civiles, militaires et judiciaires, ainsi que des cadres du secteur de l’éducation nationale et de l’administration pénitentiaire et de réinsertion. M. Zreb a souligné, dans une allocution prononcée à cette occasion, que l’organisation de l’examen du baccalauréat pour les détenus s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des directives relatives à la consécration du droit à l’éducation, garanti à tous les citoyens.
Il a également indiqué que l’Etat accorde une importance particulière aux programmes d’éducation et de formation au sein des établissements de rééducation et de réinsertion, en tant que concrétisation de la politique de réinsertion sociale des détenus.
Il a rappelé que l’administration pénitentiaire et de réinsertion a mobilisé toutes les ressources humaines, matérielles et organisationnelles pour garantir le bon déroulement de cet examen par cette catégorie de candidats, en coordination avec le ministère de l’Education nationale et les différentes instances concernées.
Le même responsable a ajouté que l’enseignement en milieu pénitentiaire a « obtenu ces dernières années des résultats encourageants grâce aux efforts déployés dans le domaine de l’encadrement pédagogique et du suivi éducatif », ce qui, selon lui, a « impacté positivement les taux de réussite enregistrés dans les différents examens officiels ».
M. Zreb a visité, à cette occasion, l’établissement de rééducation et de réadaptation de Bordj Bou Arreridj où il s’est enquis des conditions de déroulement de l’examen ainsi que des différentes dispositions organisationnelles et pédagogiques mises en place au centre d’examen, sachant que 158 détenus passent l’examen du baccalauréat (session de juin 2026) dans le même établissement pénitentiaire.
Selon le DG de l’administration pénitentiaire et de réinsertion, le nombre total de candidats de cette catégorie inscrits aux épreuves du baccalauréat (session de juin 2026) au niveau national, s’élève à 7.362 candidats, dont 7.115 hommes et 247 femmes, répartis sur 59 centres d’examen ouverts dans les établissements de rééducation.
Soutient aux candidats
Le ministre de la Jeunesse, chargé du Conseil supérieur de la jeunesse, M. Mustapha Hidaoui, a indiqué, que les établissements de jeunes ont été mobilisés au profit des candidats aux épreuves du baccalauréat, avec l’élargissement des prestations en leur faveur, afin de contribuer au bon déroulement des examens.
Dans une déclaration à l’APS en marge de la clôture des travaux de la Conférence nationale des directeurs de la Jeunesse et des Sports et des directeurs des Offices des établissements de jeunes, samedi à Alger, le ministre a précisé que cette initiative, lancée l’année dernière, est devenue « une tradition ancrée au sein du ministère de la Jeunesse, qui met les structures de jeunesse situées à proximité des centres d’examen à disposition des élèves issus de régions éloignées ».
Il a ajouté que les préparatifs de cette opération ont débuté très tôt sous la supervision des directeurs de la Jeunesse et des Sports des différentes wilayas du pays, englobant « l’aménagement et l’équipement des établissements concernés ainsi que l’amélioration de la qualité des prestations fournies aux candidats ».
M. Hidaoui a, en outre, fait savoir que le ministère a élargi cette année la nature des prestations, qui ne se limiteront pas à l’ouverture des dortoirs et des salles de lecture, mais comprendront également la fourniture de boissons et de repas aux élèves, en plus de « permettre aux candidats venant de régions lointaines de bénéficier d’un hébergement gratuit au sein des auberges de jeunesse ».




