Sarah M
La régularisation des guides touristiques non agréés entre dans une phase concrète avec le lancement, hier, au Centre de formation professionnelle et d’apprentissage Larbi-Krim d’Esseddikia, de la première session de formation destinée aux deux premières promotions de professionnels concernés. Cette initiative s’inscrit dans un programme national visant à intégrer ces guides dans un cadre d’exercice légal tout en renforçant leurs compétences afin de répondre aux nouvelles exigences du secteur touristique.
Mise en œuvre dans le cadre de la convention de partenariat liant le ministère du Tourisme et de l’Artisanat au ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels, cette opération constitue une étape essentielle dans le processus de régularisation de la profession. Elle permettra aux participants d’obtenir une attestation de validation des compétences, préalable à l’octroi de l’agrément officiel leur permettant d’exercer en toute conformité avec la législation en vigueur.
Dispensée sur une durée de 60 heures, soit dix jours de formation intensive, cette session combine enseignements théoriques et pratiques. Les bénéficiaires y approfondiront les techniques d’accompagnement des visiteurs, la communication avec les groupes touristiques, la gestion des situations d’urgence, ainsi que les aspects réglementaires encadrant la profession. Le programme accorde également une place importante à la valorisation de l’expérience acquise sur le terrain par les guides au fil des années.
Au-delà de la régularisation administrative, cette démarche répond à un enjeu stratégique pour le développement du tourisme en Algérie. Face à la croissance de la demande en services d’accompagnement touristique, les pouvoirs publics ambitionnent de renforcer le nombre de guides qualifiés, d’améliorer le niveau des prestations proposées aux visiteurs et de structurer durablement une profession appelée à jouer un rôle déterminant dans la valorisation du patrimoine national.
La formation vise également à garantir une information historique, culturelle et patrimoniale fiable et homogène auprès des touristes, tout en limitant les interprétations approximatives susceptibles d’altérer l’image de la destination Algérie. Les participants sont, en outre, initiés aux outils numériques modernes, notamment l’utilisation des cartes interactives et la production de contenus digitaux dédiés à la promotion touristique, désormais incontournables dans l’exercice du métier.
Les responsables du secteur rappellent enfin que l’accès au statut de guide touristique agréé reste soumis à des critères rigoureux. Au-delà de la validation de la formation, les candidats devront démontrer leur maîtrise des techniques de communication, de la gestion des groupes, des premiers secours ainsi que des connaissances historiques, culturelles et linguistiques indispensables à l’exercice d’une profession qui constitue l’une des principales vitrines de l’Algérie auprès de ses visiteurs.

