Sarah M
Le Centre hospitalo-universitaire d’Oran poursuit son ouverture sur les technologies émergentes. Mardi, l’établissement a organisé une journée scientifique consacrée à l’intelligence artificielle et à son apport dans le diagnostic médical, une thématique désormais au cœur des stratégies de modernisation des systèmes de santé. Cette rencontre, placée sous le slogan « Intelligence artificielle et diagnostic médical : réalités et perspectives », a réuni spécialistes de la santé, universitaires et experts des nouvelles technologies autour des mutations en cours dans la pratique médicale.
Accueillis à l’amphithéâtre pédagogique « Mohamed Gharbi », les travaux se sont déroulés sous le patronage du directeur général du CHU d’Oran, Madjid Achouri. L’événement a été initié par le service de chirurgie générale et de cancérologie « A » (ancien pavillon 14), en partenariat avec l’Université des sciences et de la technologie d’Oran Mohamed-Boudiaf (USTO-MB), dans le cadre d’une démarche visant à renforcer les synergies entre les milieux hospitalier et universitaire.
Au-delà d’un simple échange académique, cette journée s’est voulue une plateforme de réflexion sur la place grandissante de l’intelligence artificielle dans les parcours de soins. Les différentes interventions ont mis en évidence le potentiel de ces technologies pour affiner les diagnostics, accélérer l’interprétation des données médicales et améliorer la qualité des décisions thérapeutiques. Les participants ont également souligné que l’essor de l’IA ne se substitue pas à l’expertise du médecin, mais constitue un levier destiné à renforcer ses capacités d’analyse et à optimiser la prise en charge des patients.
L’un des concepts phares développés au cours de cette rencontre est celui de la « médecine augmentée », qui repose sur une coopération étroite entre médecins, chercheurs et ingénieurs. Cette approche multidisciplinaire est appelée à jouer un rôle déterminant dans l’évolution des pratiques hospitalières et dans le développement de solutions innovantes adaptées aux besoins du terrain.
Parmi les communications présentées, la professeure Khadidja Belkharoubi et son équipe du service de chirurgie générale « A » ont exposé plusieurs applications concrètes de l’intelligence artificielle dans le domaine chirurgical. Une autre intervention a porté sur le projet de numérisation des dossiers médicaux au sein du service, une initiative qui s’inscrit dans la dynamique de digitalisation engagée par le CHU d’Oran afin d’améliorer la gestion de l’information médicale, la continuité des soins et la coordination entre les équipes.
Les travaux se sont achevés par un débat interactif réunissant médecins, résidents, enseignants, étudiants, ingénieurs et professionnels de santé. Les échanges ont permis de confronter les expériences, d’identifier les principaux défis liés à l’intégration de l’intelligence artificielle dans les établissements hospitaliers et d’esquisser de nouvelles pistes de coopération scientifique. À travers cette initiative, le CHU d’Oran confirme son ambition de faire de l’innovation technologique un moteur de modernisation des pratiques médicales et de développement de la recherche appliquée au service des patients.

