La situation humanitaire au Yémen continue de se détériorer, alors que le pays fait face à une aggravation de l’insécurité alimentaire et à une chute sans précédent du financement humanitaire, a alerté l’ONU.
« La crise humanitaire au Yémen s’aggrave alors même que notre capacité à y répondre a été fortement réduite », a affirmé la sous-secrétaire générale des Nations unies par intérim aux affaires humanitaires, Indrika Ratwatte, lors d’une réunion du Conseil de tenue sécurité lundi à la demande du gouvernement yéménite.
Le Yémen fait face simultanément à une aggravation de l’insécurité alimentaire, aux effets attendus du phénomène El Nino sur les récoltes et les moyens de subsistance, ainsi qu’à une chute sans précédent du financement humanitaire.
Plus de 18 millions de personnes souffrent aujourd’hui de la faim, faisant du Yémen l’une des pires crises alimentaires au monde.
La malnutrition menace des millions d’enfants ainsi que les femmes enceintes et allaitantes, tandis que le système de santé, fragilisé par plus d’une décennie de conflit, continue de s’effondrer. Au cours de la seule année écoulée, 450 établissements de santé, dont 76 hôpitaux, ont fermé faute de financements. Les organisations humanitaires sont désormais contraintes de réduire leurs programmes et de réserver leur assistance aux cas les plus critiques.
« Chaque réduction de financement à un visage humain », a souligné M. Ratwatte, précisant que « cela signifie moins d’enfants traités contre la malnutrition, moins de centres de santé capables de répondre aux besoins essentiels et moins de services de protection pour les femmes et les filles ».




