Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a examiné, à Alger, avec le Directeur général du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), Jean Kaseya, les voies et moyens de renforcer la coopération dans le domaine du développement de l’industrie des médicaments et des vaccins en Afrique, en vue de consolider la sécurité sanitaire sur le continent.

La rencontre, tenue lundi, a porté sur les capacités dont disposent l’Algérie dans le domaine de l’Industrie pharmaceutique, les réalisations en matière de développement de la production locale de médicaments, ainsi que sur les perspectives de coopération dans les domaines du renforcement des capacités africaines de production de médicaments et de vaccins, de l’échange d’expertises, et du soutien aux initiatives visant à renforcer les dispositifs de santé publique, indique un communiqué du ministère.

Les deux parties ont passé en revue les mécanismes de mise en œuvre des conclusions de la « Déclaration d’Alger », numéro de la Conférence ministérielle africaine sur la production locale de médicaments et les technologies de santé, accueillie par l’Algérie en novembre 2025, à travers le développement de pôles industriels régionaux, la promotion de la production locale et l’encouragement du transfert de technologies, afin de contribuer à la mise en place d’un dispositif africain intégré et durable de production pharmaceutique.

Par ailleurs, les deux parties ont souligné l’importance de l’adoption de mécanismes d’achat groupé de médicaments et de vaccins en tant qu’outil à même de consolider le pouvoir de négociation des Etats africains, d’améliorer l’efficacité des chaînes d’approvisionnement, et d’élargir l’accès juste et équitable aux produits pharmaceutiques essentiels, de manière à soutenir la souveraineté sanitaire du continent africain, conclut le communiqué.

Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, a reçu le Directeur général du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), Jean Kaseya, avec lequel il a évoqué les moyens de renforcer le partenariat et les perspectives de la coopération bilatérale, indique mardi un communiqué du ministère.

Sécurité sanitaire

Cette rencontre, qui s’est déroulée lundi en présence de cadres de l’administration centrale, a été consacrée à « l’examen des perspectives de coopération entre l’Algérie et Africa CDC, ainsi qu’aux moyens de renforcer le partenariat dans les domaines de la prévention des maladies, de la réponse aux urgences sanitaires, du renforcement de la sécurité sanitaire, de la formation et du transfert d’expertise, au service des objectifs de souveraineté sanitaire à l’échelle du continent africain », précise la même source.

A cette occasion, M. Kaseya a salué « la place qu’occupe l’Algérie sur la scène sanitaire africaine, ainsi que ses réalisations qui en font un modèle de sécurité en matière de soutien aux systèmes de santé et de renforcement de la santé sanitaire sur le continent », passant en revue « les missions d’Afrique CDC et sa vision pour bâtir des systèmes de santé africains plus aptes à prévenir les épidémies et à répondre aux urgences sanitaires ».

Evoquant le statut scientifique dont bénéficient l’Institut Pasteur d’Algérie, notamment après sa désignation en tant que Centre régional d’excellence pour la biosûreté et la biosécurité pour la région de l’Afrique du Nord, il a souligné que cette reconnaissance traduite « la confiance internationale dans les compétences algériennes et leurs capacités scientifiques et techniques ».

Dans ce cadre, il a souligné « l’importance de tirer parti de l’expertise algérienne au sein des programmes d’Africa CDC », exprimant « sa confiance dans la capacité de l’Algérie à poursuivre son rôle pionnier au service du continent et à renforcer la coopération africaine dans le domaine de la santé ».

De son côté, M. Ait Messaoudene a présenté les principales réformes engagées dans le secteur, conformément aux orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à « renforcer la souveraineté sanitaire nationale et à consolider la place de l’Algérie en tant que pôle régional et africain dans le domaine de la santé ».

« L’Algérie accorde une importance particulière au développement des institutions nationales de référence, en particulier l’Institut Pasteur d’Algérie, qui a mis en œuvre un projet stratégique de relance de la production locale de vaccins, renouant ainsi avec une tradition reconnue dans ce domaine, afin de renforcer l’autosuffisance et de consolider la sécurité sanitaire », at-il soutenu.

A ce propos, le ministre a évoqué « le projet de création d’une plateforme régionale spécialisée dans la vaccinologie, en sus du Centre de Tamanrasset, qui constituera un espace régional dédié à la formation, à la vaccination et à la coopération sanitaire au profit des pays africains ».

Il a souligné que « l’Algérie, fidèle à son histoire et à son engagement africain et humanitaire, poursuit son accompagnement des pays frères, en partageant avec eux son expertise, en application de la vision du président de la République, qui réaffirme constamment la nécessité de renforcer la solidarité africaine au service des peuples du continent ».