O.DEGUI

Le directeur général de l’École nationale des ingénieurs urbains (Abdelmadjid Meziane), M. Lahlali Kadri, a présidé une réunion stratégique avec les experts de la GIZ. L’objectif : intégrer les enjeux climatiques dans les formations d’excellence pour mieux outiller les collectivités locales.

Tlemcen. L’École nationale des ingénieurs urbains (ENIU) a accueilli pendant deux jours une délégation d’experts de l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), en présence d’un représentant de la Direction générale des ressources humaines, de la formation et des lois fondamentales du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports. Cette réunion de coordination s’inscrit dans le cadre du programme ClimGov2, une initiative ambitieuse visant à renforcer les capacités des administrations publiques face aux défis environnementaux. Les discussions ont principalement porté sur l’intégration des thématiques climatiques dans les cursus de formation initiale et continue dispensés par l’école. Les participants ont examiné les moyens de doter les futurs ingénieurs et cadres territoriaux des compétences nécessaires pour appréhender les phénomènes climatiques extrêmes, anticiper leurs impacts sur les espaces urbains et proposer des solutions d’adaptation durables. L’accent a été mis sur la transversalité des approches, mêlant urbanisme, hydraulique, énergie et gestion des risques. Selon M. Lahlali Kadri, cette coopération ouvre des perspectives prometteuses pour l’ENIU, qui ambitionne de devenir un pôle de référence en matière de formation aux métiers de la ville durable. « Nous avons beaucoup à apprendre de l’expérience allemande en matière de résilience urbaine, a-t-il déclaré. Cette collaboration nous permettra d’enrichir nos programmes et d’offrir à nos étudiants des outils concrets pour répondre aux enjeux de demain. » Les experts de la GIZ ont pour leur part salué la qualité des échanges et la pertinence des problématiques soulevées par les équipes pédagogiques de l’école. Ils ont insisté sur l’importance d’une approche pratique et terrain, associant études de cas et exercices de simulation, pour préparer les futurs décideurs locaux à la réalité des crises climatiques.

Cette réunion marque une étape importante dans le rapprochement entre les institutions algériennes et leurs partenaires internationaux sur le thème de la transition écologique. Elle devrait déboucher sur des programmes de formation conjoints et des échanges d’expertises dans les mois à venir, renforçant ainsi le rôle de Tlemcen comme pôle d’excellence dans le domaine du génie urbain au service du développement durable.