Ilyes K

Le maire d’Arzew est monté au créneau pour répondre à la vive polémique suscitée par une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, montrant un commerçant reçu à l’hôtel de ville alors qu’il était vêtu d’un short. Diffusée sur la page officielle de la commune, la séquence a rapidement alimenté le débat, à la fois sur les conditions d’accueil des citoyens au sein de l’administration et sur la conduite des travaux d’aménagement du centre-ville.

À l’origine de la controverse, un commerçant est venu dénoncer le déroulement des travaux réalisés devant son établissement, affirmant que l’entreprise chargée du chantier n’avait mobilisé que deux ouvriers et disposait de moyens insuffisants. Selon lui, il aurait même acheté un marteau à l’un des travailleurs afin de lui permettre de poursuivre les opérations de démolition du revêtement.

Face à ces accusations, le président de l’Assemblée populaire communale (APC) a tenu à rétablir, selon ses termes, « les faits dans leur contexte ». Il a rappelé que l’entreprise adjudicataire est liée par un cahier des charges précis, un planning d’exécution et des obligations contractuelles strictes, tout en étant soumise au contrôle régulier des services techniques de la commune et des organismes compétents.

Le premier responsable de la commune est également revenu sur les critiques liées aux conditions d’accès au siège de la mairie. Il a souligné que les locaux de l’APC constituent une institution de l’État dont le règlement intérieur impose le respect d’un certain nombre de règles, notamment en matière de tenue vestimentaire. Durant la période estivale, a-t-il expliqué, les agents de sécurité sont régulièrement confrontés à des situations similaires, les consignes étant appliquées de manière uniforme à l’ensemble des usagers, hommes et femmes.

Concernant le cas ayant fait l’objet de la vidéo, le maire a indiqué que les agents de sécurité avaient d’abord rappelé au citoyen les dispositions en vigueur. Ce dernier ayant insisté pour être reçu, il a été décidé de privilégier le dialogue plutôt qu’une altercation à l’entrée de la mairie. Le commerçant a ainsi été autorisé à accéder au bureau du maire afin d’exposer directement ses préoccupations.

Répondant ensuite aux critiques visant la conduite du chantier, le maire a estimé qu’il ne lui appartenait pas de porter un jugement technique sur la qualité des travaux. Une telle évaluation, a-t-il précisé, relève exclusivement des ingénieurs, des bureaux d’études et des services spécialisés chargés du suivi du projet. « Les décisions techniques ne sont pas prises par le maire ni par les citoyens, mais par les spécialistes, conformément aux études et à la réglementation », a-t-il insisté, rappelant que les marchés publics sont exécutés sur la base d’études préalablement validées.

Le maire a également apporté des précisions sur le projet d’aménagement du centre-ville, présenté comme l’une des principales opérations de développement engagées à Arzew. Cette opération figure parmi plus de 25 projets en cours dans la commune et fait l’objet, selon lui, d’un suivi quotidien associant les ingénieurs communaux, les services techniques ainsi que les représentants des directions des travaux publics, de la construction et des ressources en eau, afin de garantir le respect des études techniques et des cahiers des charges.

Le responsable communal a toutefois déploré les nombreuses entraves rencontrées depuis le lancement des travaux. Il affirme que plusieurs commerçants et riverains ont sollicité, à différentes reprises, des modifications du calendrier d’exécution, du tracé des interventions ou encore de la nature même des ouvrages. Des demandes qui, selon lui, ne pouvaient être satisfaites dès lors qu’elles étaient incompatibles avec les études techniques approuvées.

Ces contestations ont parfois conduit à la suspension provisoire de certaines opérations, obligeant les autorités locales à intervenir pour permettre la reprise des travaux dans le respect du programme arrêté. Pour le maire, la réussite de ce projet passe avant tout par le maintien d’un suivi technique rigoureux et le respect des études validées, plutôt que par des modifications dictées par des revendications individuelles en cours de réalisation.