R.N

L’Algérie a réaffirmé, ce mardi, son engagement en faveur d’une réponse africaine coordonnée face au terrorisme et à l’extrémisme violent. Intervenant par visioconférence lors de la réunion ministérielle du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a appelé à renforcer les mécanismes continentaux afin de faire face à une menace sécuritaire en constante évolution.

La réunion, consacrée à la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en Afrique, a permis d’examiner les moyens de consolider les efforts africains sur les plans institutionnel et opérationnel, notamment dans le cadre du Plan d’action stratégique de lutte contre le terrorisme pour la période 2026-2030. Ce plan s’inscrit dans les propositions formulées par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en sa qualité de Champion de l’Union africaine pour la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en Afrique.

Dans son intervention, Ahmed Attaf a souligné la nécessité de tirer pleinement parti des cadres et mécanismes de l’Union africaine afin d’élaborer une vision globale et intégrée de la lutte contre le terrorisme. Il a relevé que les groupes terroristes ont profondément modifié leurs modes d’action, imposant une adaptation des stratégies africaines pour répondre efficacement à cette évolution.

Le chef de la diplomatie algérienne a rappelé que le président Abdelmadjid Tebboune a, à plusieurs reprises, alerté sur le fait que le terrorisme constitue désormais une menace majeure pour la sécurité du continent et un frein au développement de ses États, d’où l’impératif de repenser l’approche de l’Union africaine face à ce défi.

Ahmed Attaf a également plaidé pour un renforcement du partenariat entre l’Union africaine et les Nations unies, rappelant les efforts déployés par l’Algérie lors de son mandat au Conseil de sécurité, notamment sa contribution à la mise en œuvre de la déclaration présidentielle adoptée en janvier 2025 sur la lutte contre le terrorisme, alors que l’Algérie assurait la présidence du Conseil.

En conclusion, le ministre d’État a exprimé la confiance de l’Algérie dans la capacité de l’Afrique à venir à bout du terrorisme, affirmant que cette lutte passe par le renforcement des institutions de l’État, la consolidation des capacités des forces de sécurité, le traitement des causes profondes de l’extrémisme et le développement de partenariats internationaux solides.