Habib Benaouda
La circulation à Oran fait l’objet de nouvelles mesures de régulation. Plusieurs points d’arrêt de bus ont été déplacés ou réaménagés sur des axes soumis à une forte pression, notamment aux heures de pointe, avec pour objectif de réduire les encombrements et d’améliorer la fluidité du trafic.
Ces changements interviennent à l’issue de sorties de terrain menées conjointement par les services concernés. Ont pris part à ces opérations des représentants du service de la voirie et de la circulation de l’APC d’Oran, de la Sûreté de wilaya, de la Direction des transports et des services de la wilaya, ainsi que le président de la commission de la circulation de l’APC et le vice-président représentant le président de l’assemblée.
Parmi les principales décisions arrêtées, le déplacement des points d’arrêt des lignes 18 et 28 sur le chemin de wilaya n°73. Leur stationnement au niveau du rond-point d’Aïn El Beïda, à proximité de l’hôpital militaire, a été identifié comme un facteur de perturbation de la circulation. Des panneaux d’interdiction d’arrêt et de stationnement ont, dans la foulée, été installés. Les véhicules en infraction feront l’objet de mesures réglementaires pouvant aller jusqu’à la mise en fourrière.
La réorganisation touche également les lignes 17 et 37 sur la route nationale n°2, ainsi que la ligne 58 au niveau du rond-point d’Aïn El Beïda. L’objectif est de limiter les interactions entre les mouvements des bus et ceux des véhicules particuliers sur les points les plus congestionnés.
Mais la fluidification du trafic ne saurait reposer uniquement sur la réorganisation des arrêts. À Oran, la pression sur le réseau reste également liée à la disponibilité des bus, à la régularité des dessertes et à l’état d’une partie du parc de transport collectif. Les pannes, l’état de certains axes routiers et l’absence de liaisons directes vers certaines zones contraignent encore les déplacements quotidiens.
À plus long terme, la réponse passe donc par une action plus globale : adaptation du réseau, renforcement du parc, contrôle des arrêts et développement des transports collectifs. L’extension projetée du tramway vers l’université de Belgaïd, l’aéroport international d’Oran et le pôle urbain de Misserghine devrait également contribuer à alléger la pression sur le réseau routier.
La nouvelle réorganisation constitue ainsi un premier levier de décongestion, dont l’efficacité dépendra surtout de la continuité des contrôles et de son articulation avec les autres projets de mobilité.




