Habib Benaouda 

Alors que les pouvoirs publics multiplient les initiatives pour moderniser l’administration et améliorer la qualité du service public, l’annexe administrative d’El Menzeh, dans la commune d’Oran, fait face à une difficulté organisationnelle qui se répercute directement sur les usagers. Depuis plusieurs semaines, la délivrance des cartes grises y enregistre des retards, en raison de l’absence du délégataire de signature habilité à authentifier ces documents officiels.

Cette situation n’a toutefois pas entraîné la paralysie du service. Les guichets continuent d’accueillir les citoyens, les dossiers sont réceptionnés, instruits et traités conformément aux procédures en vigueur. Le blocage intervient au stade ultime de la chaîne administrative : la signature réglementaire, indispensable pour permettre la remise des cartes grises à leurs bénéficiaires.

Selon des informations recueillies auprès de sources concordantes, cette difficulté relève essentiellement d’une contrainte organisationnelle et non d’un dysfonctionnement du service lui-même. Afin d’éviter une interruption des prestations, l’administration a mis en place une solution transitoire en sollicitant l’intervention d’un délégataire de signature relevant d’une autre annexe administrative. Celui-ci assure cette mission selon un calendrier prédéfini, ce qui ne permet pas d’absorber quotidiennement l’ensemble des dossiers finalisés et entraîne, de fait, un allongement des délais de délivrance.

Cette fonction revêt, en effet, une importance particulière dans le fonctionnement de l’administration. La signature des cartes grises constitue un acte juridique engageant la responsabilité de son titulaire, ce qui explique que la désignation d’un délégataire obéisse à des règles strictes destinées à garantir la conformité des actes administratifs et la sécurité juridique des documents délivrés.

L’impact de cette situation est d’autant plus perceptible que l’annexe administrative d’El Menzeh figure parmi les structures les plus sollicitées de la commune d’Oran. Desservant un bassin de population particulièrement important, elle traite quotidiennement un volume élevé de demandes administratives. Dans un tel contexte, la moindre perturbation affectant un maillon du circuit de validation se traduit rapidement par une accumulation des dossiers en attente.

Pour les usagers, ces retards ne sont pas sans conséquences. La carte grise demeure une pièce essentielle pour accomplir de nombreuses formalités liées aux véhicules, qu’il s’agisse d’un changement de propriétaire, de la souscription d’un contrat d’assurance, du contrôle technique ou de diverses autres procédures administratives.

Au-delà de cette situation ponctuelle, plusieurs observateurs estiment qu’elle met en lumière la nécessité de renforcer les mécanismes de continuité du service public. La modernisation de l’administration ne repose pas uniquement sur la numérisation des procédures ou la simplification des démarches ; elle suppose également une organisation suffisamment souple pour garantir la permanence des prestations, y compris en cas d’absence d’un responsable ou de vacance d’un poste stratégique.

Dans l’attente d’une solution pérenne, les citoyens espèrent une régularisation rapide de cette situation, afin de résorber les dossiers en instance et de rétablir des délais de traitement conformes aux objectifs fixés par les pouvoirs publics en matière de modernisation de l’administration et d’amélioration de la qualité du service rendu aux usagers.