Wassila. B

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a accordé une entrevue périodique aux représentants de la presse nationale, qui sera diffusée, lundi soir à 21h, sur les chaînes de Télévision et de Radio nationales.

Le chef de l’État a évoqué le sujet dans une entrevue avec des représentants de médias nationaux qui sera diffusée ce lundi 27 juillet par la télévision algérienne et dont la présidence de la République a diffusé des extraits.

Plusieurs questions de l’actualité nationale et internationale ont été abordées par le président de la République Abdelmadjid Tebboune dans son entrevue périodique avec des médias nationaux, à suivre ce lundi soir sur les médias audiovisuels publics. Selon des extraits diffusés par la Présidence de la République, alors que l’Algérie et la France ont entamé un processus de sortie de crise, la question des visas est revenue au-devant de la scène suite à des déclarations faites par l’ambassadeur de France en Algérie.

Le 14 juillet dernier, l’Ambassadeur français Stéphane Romatet a évoqué un probable retour au niveau des délivrances d’avant la crise, qui était de 250 000 visas par an. Ces déclarations ont suscité une levée de boucliers chez la droite et l’extrême-droite française, faisant même réagir le Quai d’Orsay et l’Elysée.

« Il n’y a aucun objectif chiffré en matière de visas », a indiqué le président Emmanuel Macron en conseil des ministres mercredi 22 juillet, tandis que son ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réitéré devant le parlement qu’ « il n’y a aucun objectif chiffré » et que la politique du gouvernement « ne répond à aucune logique de volume ou de quotas ».

Dans les débats en France la question des visas est abordée comme s’il s’agissait d’une revendication algérienne dans le cadre des discussions pour la relance de la relation bilatérale. D’où cette mise au point ferme du président Tebboune.

Face à des représentants de médias nationaux, le président de la République a tenu à réaffirmer « trois choses », pour les Algériens, « avant nos amis français ». « Le président algérien n’a jamais demandé un quota de visas, un nombre de visas ou parlé de visas » avec la France, a-t-il assuré. « Deuxièmement, a poursuivi le chef de l’Etat à propos du dossier mémoriel, je n’ai jamais demandé d’excuses, je n’ai jamais demandé d’indemnisation. »  « L’Algérie ne fera jamais la manche », a-t-il encore assuré.