Habib Benaouda
Alors que les prix de la volaille poursuivent leur hausse dans les différentes boucheries et sur les marchés, les familles oranaises sont confrontées à une pression croissante sur leur budget. L’achat de poulet frais représente désormais une charge supplémentaire, notamment pour les ménages à revenus modestes et moyens qui ont longtemps considéré la viande blanche comme un produit de consommation essentiel et une alternative accessible à la viande rouge.
Dans ce contexte marqué par la hausse des prix, l’Office des viandes blanches et rouges de l’Ouest (ORVO) a décidé de mettre en vente du poulet congelé importé au prix de 350 DA le kilogramme, à travers ses différents points de vente dans la wilaya d’Oran. Une initiative qui offre aux consommateurs une alternative à des prix inférieurs à ceux actuellement pratiqués dans plusieurs points de vente.
Cette offre intervient alors que le prix du poulet ordinaire connaît une hausse sensible. Dans certains marchés et boucheries, le kilogramme a atteint des niveaux qui le rendent difficilement accessible à une large frange des ménages, contraints désormais de réduire les quantités achetées ou de se tourner vers des produits alimentaires moins coûteux.
La mesure revêt une importance particulière pour les consommateurs oranais, le poulet figurant parmi les produits carnés les plus consommés, aussi bien dans les ménages que dans les restaurants et les établissements de restauration rapide. Toute augmentation de son prix se répercute ainsi directement sur le pouvoir d’achat et les dépenses quotidiennes des familles.
À travers la mise à disposition du poulet congelé importé à 350 DA le kilogramme, l’ORVO entend contribuer à alléger la pression exercée par la hausse des prix, dans un contexte où la demande en viande blanche demeure soutenue. Celle-ci reste en effet l’option la plus répandue face à une viande rouge dont les prix demeurent élevés pour de nombreux ménages.
Cette opération intervient également à un moment où les consommateurs sont à la recherche de produits à des prix abordables, leur permettant de maintenir leurs habitudes de consommation sans grever davantage leur budget mensuel. Longtemps considéré comme le principal recours des familles lorsque les prix de la viande rouge augmentaient, le poulet connaît à son tour des hausses successives, contraignant de nombreux ménages à revoir à la baisse leurs dépenses alimentaires.
La mise sur le marché de produits avicoles à des prix compétitifs pourrait, selon plusieurs observateurs, contribuer à instaurer un certain équilibre sur le marché, notamment si l’approvisionnement est maintenu et si les points de vente restent suffisamment accessibles aux consommateurs. C’est à cette condition que le prix annoncé pourra se traduire concrètement par une véritable opportunité pour les ménages.
L’initiative de l’ORVO intervient ainsi à un moment particulièrement sensible pour les familles, désormais davantage préoccupées par le coût des produits de première nécessité que par les dépenses superflues. La hausse du prix du poulet ordinaire constitue en effet une nouvelle source de préoccupation qui vient alourdir une facture alimentaire déjà difficile à maîtriser.




