Habib Benaouda 

À peine le corps électoral convoqué pour les élections locales du 28 novembre prochain, le Front de libération nationale (FLN) d’Oran accélère le rythme. Dans la capitale de l’Ouest, la préparation du scrutin est désormais au cœur de l’agenda de l’appareil partisan, avec pour première étape la remise en ordre des structures locales et la préparation de la sélection des futurs candidats.

Le mouhafedh du FLN d’Oran, Cheikh Bouchikhi, multiplie depuis quelques jours les réunions et les contacts avec les membres de son bureau ainsi qu’avec les responsables des différentes kasmas. Une mobilisation qui traduit le passage à une phase plus concrète de la préparation électorale, après une période essentiellement consacrée aux questions d’organisation interne.

Au centre des discussions : la constitution des listes pour les Assemblées populaires communales (APC) et l’Assemblée populaire de wilaya (APW). Les structures locales ont été invitées à se préparer à la mise en place de commissions chargées de réceptionner les dossiers des militants et sympathisants souhaitant briguer une candidature sous les couleurs du parti.

Les dossiers seront ensuite examinés par les instances compétentes du FLN, selon des modalités qui doivent encore être précisées par la direction du parti. Cette procédure devrait constituer l’une des premières étapes d’un processus qui s’annonce particulièrement sensible, tant le choix des candidats peut peser sur les équilibres internes comme sur les perspectives électorales du parti.

Au siège historique du FLN, au centre-ville d’Oran, les réunions se succèdent à un rythme soutenu. Cheikh Bouchikhi a notamment tenu plusieurs rencontres de travail avec les membres de son bureau autour de l’organisation du scrutin, de l’encadrement des structures de base et de la préparation de la future campagne électorale.

Au-delà de la seule mécanique électorale, l’enjeu est aussi celui de la capacité du vieux parti à préserver, voire à renforcer, son implantation dans les communes de la wilaya. Les prochaines élections constitueront ainsi un indicateur important de l’état de ses structures locales, de son aptitude à renouveler ses candidatures et à attirer des profils susceptibles de peser dans les futures assemblées élues.

La prochaine étape pourrait toutefois s’avérer plus délicate. À l’approche du dépôt des dossiers, la sélection des noms et leur classement sur les listes risquent de susciter des convoitises et des arbitrages internes. Dans les kasmas, la mobilisation devrait donc monter progressivement en puissance.

À Oran, le FLN entre ainsi dans la séquence électorale avec une priorité affichée : remettre son appareil local en ordre de marche avant d’attaquer la bataille des listes. Reste désormais à savoir si cette mobilisation organisationnelle se traduira, le 28 novembre, par une véritable dynamique électorale sur le terrain.