Meriem B 

L’appel à la solidarité lancé en faveur des victimes des incendies ayant frappé Jijel et plusieurs régions de l’Est du pays a trouvé un large écho à Oran. Une campagne de don de sang, organisée lundi soir au Centre de transfusion sanguine de l’EHU « 1er Novembre 1954 », a drainé un nombre important de citoyens, venus spontanément donner leur sang et contribuer au renforcement des réserves destinées aux patients, notamment aux grands brûlés.

Prévue initialement de 18h à 1h du matin, l’opération s’est déroulée dans une atmosphère marquée par une forte affluence. Des citoyens de différents horizons ont répondu à l’appel, dans un élan de solidarité qui témoigne une nouvelle fois de la mobilisation de la population face aux situations d’urgence.

Supervisée par le professeur Mohamed Chekal, chef du Centre de transfusion sanguine, la campagne a bénéficié de la mobilisation de plusieurs établissements de santé, d’associations et de représentants de la société civile. Des équipes médicales et paramédicales volontaires ont été mobilisées afin d’assurer l’accueil et la prise en charge des donneurs dans les meilleures conditions.

Une priorité : les grands brûlés

Cette initiative revêt une importance particulière dans le contexte actuel. Le service des grands brûlés d’Oran accueille en effet des patients nécessitant une prise en charge lourde et des interventions parfois complexes, pour lesquelles la disponibilité des produits sanguins constitue un impératif.

« Nous avons pu constituer un stock destiné aux patients du service des grands brûlés, mais aussi un stock de sécurité », a expliqué Rabah Bar, directeur général de l’EHU d’Oran. Ce renforcement des réserves doit notamment permettre de répondre aux besoins liés aux interventions chirurgicales et aux situations d’urgence.

Le responsable a également insisté sur le rôle du Centre de transfusion sanguine dans l’approvisionnement des établissements de santé de la wilaya. Le sang collecté est distribué aux différents hôpitaux d’Oran ainsi qu’aux cliniques privées en fonction des besoins exprimés.

Pour le professeur Mohamed Chekal, cette campagne a surtout été rendue possible par « le nombre important de donneurs » ayant répondu présents. Il a tenu à remercier les citoyens, mais également les personnels médicaux et paramédicaux qui se sont portés volontaires pour assurer le déroulement de l’opération.

Au-delà de cette mobilisation exceptionnelle, les responsables appellent à maintenir cet élan dans la durée. Car si les situations de crise rappellent l’urgence du don de sang, les besoins des établissements de santé restent, eux, permanents. La régularité des dons demeure ainsi le meilleur moyen de préserver des réserves suffisantes et de garantir une prise en charge rapide des patients.