L’Assemblée nationale du Venezuela, où le pouvoir dispose de la majorité absolue, a conclu l’accord « historique » sur le pétrole avec les Etats-Unis qui vont prendre le contrôle de 17 gisements.

Le « soutien au traité énergétique binational entre la République bolivarienne du Venezuela et les Etats-Unis d’Amérique (…) est approuvé », a déclaré le président de l’Assemblée Jorge Rodriguez, après un vote à main levée.

L’accord pétrolier présenté comme « historique » par le président Donald Trump vendredi et confirmé le lendemain par Mme Rodriguez permet aux Etats-Unis d’exploiter 17 champs pétrolifères vénézuéliens avec un potentiel de production évalué à 65 milliards de barils. Le Venezuela considère qu’il en retirera des gains de 209 milliards de dollars sur 25 ans.

Le ministre américain de l’Energie, Chris Wright, devait arriver au Venezuela dans la soirée, probablement pour signer cet accord mercredi.

« A qui sert ce pétrole sous terre ? A ceux qui veulent que le réseau électrique continue de tomber en panne, à ceux qui veulent que nous ne puissions pas construire les hôpitaux que nous voulons et que nous avons besoin de construire, à ceux qui veulent que nous ne construisons pas davantage d’écoles et à ceux qui veulent que nous ne payions pas de salaires dignes », a lancé Jorge Rodriguez.

« Le Venezuela possède les premières réserves de pétrole (du monde, ndlr) et c’est le 20e pays à l’exportateur. Le numéro 20 ! Et il y a ceux qui veulent que cet état de choses se poursuive », a-t-il encore dit, précisant qu’il fallait attendre la signature du contrat pour en avoir le contenu exact.