Habib Benaouda 

Le dossier de l’urbanisme semble connaître une nouvelle dynamique à Oran. La commune a récemment traité quelque 240 demandes de permis de construire dans le cadre du guichet unique, avec l’objectif de fluidifier l’examen des dossiers en attente et de donner un nouvel élan aux projets de construction et d’investissement.

Cette opération intervient dans le cadre d’une réorganisation du traitement des dossiers d’urbanisme au niveau de la commune, particulièrement ceux qui sont restés en instance dans l’attente de l’accomplissement des procédures administratives, techniques ou réglementaires. À travers cette démarche, les services concernés cherchent à réduire les délais et à offrir aux citoyens comme aux porteurs de projets une meilleure visibilité sur l’avancement de leurs demandes.

Un circuit administratif davantage coordonné

Le guichet unique constitue, à cet égard, un outil destiné à simplifier le parcours des demandeurs. Il permet de réunir les différents services et organismes appelés à se prononcer sur les dossiers, évitant ainsi aux citoyens et aux investisseurs de multiplier les démarches auprès de plusieurs administrations.

L’objectif est également de renforcer la coordination entre les différents intervenants afin que chaque projet puisse être examiné simultanément sous ses aspects urbanistique, technique et juridique. Les demandes sont ainsi étudiées au regard des règles de construction et d’urbanisme, de leur conformité aux instruments d’aménagement en vigueur, mais aussi des différentes servitudes et contraintes liées aux équipements publics, au voisinage et à la préservation du tissu urbain.

Cette accélération intervient dans une ville confrontée à une croissance urbaine continue et à une demande soutenue en matière de logements, d’équipements, de services et d’investissements. Dans ce contexte, le traitement des permis de construire constitue un enjeu majeur, tant pour accompagner les projets que pour mieux maîtriser l’évolution du tissu urbain.

Il ne s’agit toutefois pas d’alléger les exigences réglementaires. L’enjeu consiste plutôt à réduire les lenteurs administratives sans compromettre les règles de conformité et de contrôle qui encadrent l’acte de construire.

La commune prévoit, par ailleurs, de poursuivre l’examen des dossiers restants à travers le même dispositif, selon les priorités et les procédures en vigueur. Une démarche qui devrait contribuer à résorber progressivement le stock des dossiers en attente et à débloquer des projets freinés par la longueur des procédures.

Au-delà des 240 dossiers déjà traités, c’est donc la question de la réactivité de l’administration urbaine qui se trouve posée, à l’heure où Oran doit concilier accélération des investissements et maîtrise de son développement urbain.