
Wassila. B
Il est des décisions qui marquent un tournant dans l’histoire d’un pays. En plaçant la souveraineté sanitaire au cœur de sa stratégie nationale, le président Abdelmadjid Tebboune a fait le choix d’une Algérie qui ne subit plus les aléas des chaînes d’approvisionnement mondiales, mais qui les anticipe et les maîtrise. La visite du Directeur général du groupe Saidal sur le site de production de la matière première du paracétamol à Batna n’est pas un simple point d’étape administratif : elle incarne la concrétisation d’une vision claire, celle d’un pays qui refuse de dépendre de l’étranger pour des produits aussi vitaux que les médicaments. Ce projet, dont le taux de réalisation atteint déjà 75 %, est l’un des fleurons d’une politique industrielle qui allie souveraineté, innovation et responsabilité.
Cette orientation présidentielle ne relève pas du slogan, mais d’une méthode rigoureuse : identifier les maillons faibles de la chaîne pharmaceutique (à commencer par les matières premières) et y répondre par des investissements structurants, pilotés par des entreprises publiques de référence comme Saidal. En effet, produire localement le principe actif du paracétamol, c’est réduire la facture des importations, sécuriser l’approvisionnement des hôpitaux et des officines, mais aussi créer un écosystème industriel durable, générateur d’emplois qualifiés et de transfert de compétences. Derrière chaque équipement réceptionné et chaque pourcentage d’avancement, c’est un peu plus d’indépendance qui se gagne pour le système de santé algérien.
Au-delà de l’aspect économique, c’est la dimension humaine et sociale qui donne tout son sens à cette stratégie. Un pays qui produit ses propres médicaments essentiels protège ses citoyens contre les pénuries, les flambées de prix et les tensions géopolitiques. Le président Tebboune l’a compris mieux que quiconque : la santé ne peut être une variable d’ajustement. En impulsant cette dynamique de fabrication locale de principes actifs, il répond à une exigence éthique et politique majeure, celle de garantir à chaque Algérien, où qu’il vive, un accès équitable et continu aux traitements dont il a besoin. C’est une promesse de dignité, matérialisée par des projets concrets sur le terrain.
Cette démarche s’inscrit dans un mouvement plus large de renaissance industrielle, où l’État joue son rôle de stratège et de catalyseur, sans pour autant exclure les partenariats ni l’excellence technique. L’accompagnement du ministre de l’Industrie pharmaceutique et la mobilisation des cadres de Saidal montrent que la volonté politique est relayée par une exécution rigoureuse. Mais au-delà des chiffres et des délais, c’est un état d’esprit qui s’installe : celui d’une Algérie confiante, qui mise sur ses compétences et ses ressources pour bâtir son avenir sanitaire. Le président Tebboune trace ainsi une voie claire, celle de la souveraineté assumée, et il appartient désormais à tous les acteurs nationaux de se saisir de cet élan pour faire de la santé un pilier inébranlable de notre indépendance nationale.

