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Des secteurs périphériques toujours mal desservis  : 60 bus pour renforcer le transport universitaire à Oran

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Habib Benaouda 

Le transport universitaire devrait connaître un renforcement significatif à Oran à l’occasion de la prochaine rentrée. Les services de l’Office national des œuvres universitaires (ONOU) prévoient de porter les besoins à 60 bus, contre une vingtaine mobilisée durant le précédent exercice. Une augmentation qui devrait permettre de revoir le plan de transport, d’élargir la couverture du réseau et surtout de mieux desservir les zones périphériques où les étudiants restent confrontés à d’importantes difficultés de déplacement.

Près de 3 330 étudiants bénéficient actuellement du transport universitaire à travers la wilaya. Un dispositif qui apparaît désormais insuffisant au regard de l’évolution de la carte universitaire et de l’extension urbaine que connaît Oran. Plusieurs secteurs éloignés des établissements d’enseignement supérieur enregistrent une progression du nombre d’étudiants, accentuant la pression sur des lignes déjà fortement sollicitées.

Parmi les secteurs concernés figurent notamment Djedjafla, Misserghine ainsi que le pôle urbain relevant de l’AADL. Leur éloignement des campus et l’insuffisance des dessertes régulières contraignent de nombreux étudiants à recourir au transport ordinaire pour rejoindre quotidiennement leurs établissements. Une situation particulièrement pénalisante pour ceux issus des zones périphériques, confrontés à des dépenses supplémentaires et à des temps de trajet parfois incompatibles avec leurs horaires de cours.

Dans cette perspective, les services concernés s’attellent à finaliser le cahier des charges relatif à la mise à disposition des bus. Le renforcement du parc devrait également s’accompagner d’une meilleure répartition des véhicules entre les cités universitaires, du remplacement des bus les plus anciens et de l’augmentation des rotations sur les lignes connaissant la plus forte pression.

Cette révision intervient dans un contexte marqué par l’extension de l’offre universitaire à Oran. La mise en exploitation de nouvelles infrastructures, notamment la Faculté des lettres, des arts et de la traduction de Belgaïd, dotée de 4 000 places pédagogiques, et la Faculté de médecine d’Es-Sabah, d’une capacité de 10 000 places, a profondément modifié les besoins en matière de mobilité estudiantine. Le réseau de transport doit ainsi s’adapter à cette nouvelle configuration universitaire.

Durant le précédent exercice, plusieurs étudiants avaient déjà dénoncé le manque de bus dans certaines communes et cités universitaires, faisant état de doléances et de demandes de renforcement qui n’auraient pas reçu les suites escomptées. La situation demeure particulièrement difficile dans les zones éloignées, où le recours au transport ordinaire alourdit les charges des familles et expose les étudiants à des retards récurrents.

À l’image d’El Kerma, plusieurs secteurs périphériques attendent désormais des solutions concrètes. Pour les étudiants, l’enjeu est surtout de voir l’annonce des 60 bus se traduire sur le terrain par un réseau plus dense, des rotations mieux adaptées et une desserte régulière et sécurisée des différents pôles universitaires.

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