Abou Dhabi achète les médias marocains pour tenter de salir l’Algérie

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Wassila. B

Il est désormais établi que les Émirats arabes unis ne se contentent plus d’investir dans les médias marocains : ils les contrôlent, les orientent et les transforment en instruments de déstabilisation. Derrière les apparences d’un partenariat économique, Abou Dhabi a infiltré le capital de groupes médiatiques et de télécommunications stratégiques, à l’instar de sa participation de 53 % dans Maroc Telecom. Cette mainmise sur l’infrastructure numérique et éditoriale permet aux Émirats de dicter un discours hostile à l’Algérie, en exploitant des dossiers régionaux sensibles pour semer la discorde et attiser les tensions.

Le financement émirati des médias marocains ne relève pas d’un simple mécénat : il s’agit d’une véritable opération de sale guerre informationnelle. Selon plusieurs rapports, 15 millions d’euros ont été alloués au Maroc en 2023 pour financer des campagnes médiatiques et publicitaires ciblant l’Algérie. Des chaînes de télévision, dont le capital a été ouvert à des entreprises émiraties dès 2014, diffusent des récits mensongers et des accusations fabriquées de toutes pièces. Ces médias, dévoyés de leur mission d’information, sont devenus des porte-voix au service d’une puissance étrangère, diffusant de fausses informations pour ternir l’image de l’Algérie et entraver les aspirations légitimes des peuples sahraoui et palestinien.

Plus grave encore, les Émirats ont investi les réseaux sociaux pour étendre leur nuisance. Des pages et des influenceurs marocains sont financés pour diffuser des contenus hostiles à l’Algérie, notamment en période de crises diplomatiques. Des comptes fictifs et des réseaux d’interaction artificiels sont mobilisés pour orienter l’opinion publique et promouvoir l’alliance Émirats-Maroc-entité sioniste comme une prétendue option stratégique. Cette manipulation de l’espace numérique constitue une atteinte directe à la souveraineté des États et à la stabilité de la région.

Cette stratégie émiratie s’inscrit dans un dessein plus large : celui d’une entité toxique qui, refusant d’assumer ses responsabilités régionales, préfère acheter des journaleux plutôt que de construire des ponts. En instrumentalisant les médias marocains, Abou Dhabi cherche à imposer son récit hégémonique, à diviser le Maghreb et à détourner l’attention des véritables enjeux de développement et de dignité qui traversent le monde arabe. Mais cette entreprise de falsification se heurte à une réalité têtue : la vérité finit toujours par émerger, et les peuples, si longtemps bernés, ne tarderont pas à démasquer ceux qui les manipulent. L’Algérie, forte de sa légitimité historique et de sa résilience, continuera de dénoncer ces manœuvres et d’appeler à une presse libre, affranchie de toute tutelle étrangère.

Il est temps de dénoncer avec fermeté cette ingérence émiratie qui, sous couvert d’investissements, achète des consciences et corrompt l’éthique journalistique. L’Algérie, cible de cette campagne de dénigrement, ne saurait rester silencieuse face à une telle entreprise de déstabilisation. La communauté internationale doit prendre la mesure de cette menace : lorsque des fonds étrangers contrôlent les médias d’un pays pour en attaquer un autre, c’est la paix et la sécurité régionales qui sont compromises.