Meriem B

Exit la logique de substitution systématique des énergies fossiles par les renouvelables. Place à « l’addition énergétique ». C’est le changement d’approche défendu par Amine Remini, président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), lors de son intervention à l’ouverture du NAPEC à Oran.

S’exprimant sur le thème de cette édition, « Vers une nouvelle approche du mix énergétique : de la transition énergétique à l’addition énergétique », le responsable a estimé que les évolutions géopolitiques et économiques récentes ont confirmé la nécessité de revoir les approches traditionnelles de la transition énergétique.

« Le défi n’est pas d’opposer le gaz, le pétrole et les énergies renouvelables, mais de les combiner intelligemment, avec pragmatisme, responsabilité et efficacité », a-t-il affirmé. Pour l’Algérie, cette démarche consiste à poursuivre le développement des ressources pétrolières et gazières tout en accélérant le recours aux énergies renouvelables et aux technologies propres.

Trois impératifs

Cette transformation doit, selon le président de l’ARH, préserver un équilibre entre trois exigences : la sécurité énergétique, l’accessibilité et l’abordabilité de l’énergie, ainsi que la durabilité. L’objectif étant de moderniser le système de production tout en réduisant progressivement son empreinte carbone.

Amine Remini a également réaffirmé la volonté de l’Algérie de consolider son attractivité auprès des investisseurs, en mettant en avant la stabilité du pays, la modernisation de l’ARH et l’amélioration de l’environnement des affaires.

Mais au-delà des orientations, le responsable a annoncé plusieurs avancées concrètes. L’ARH s’apprête ainsi à mettre en service son propre centre de données, une nouvelle étape dans sa transformation numérique. Le déploiement de la plateforme « Mahrouqat » se poursuit, avec le lancement prochain du module consacré à l’amont, afin de renforcer la performance, la transparence et la traçabilité des procédures.

Autre annonce importante : la directive relative à l’utilisation des équipements non métalliques devrait être publiée avant la fin du mois. Selon Amine Remini, cette mesure devrait contribuer à réduire les coûts et les délais de mise sur le marché dans l’industrie pétrolière et gazière.

À travers ces réformes, l’ARH entend ainsi accompagner la mutation du secteur tout en confortant la place de l’Algérie comme acteur énergétique fiable et tourné vers l’avenir.