Bakhta Bacha 

La mémoire des héros de la Révolution a été solennellement honorée, dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, au cœur de la ville d’Oran. La place du 1er Novembre 1954 a constitué le théâtre d’une cérémonie officielle marquant le 72e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution de Libération nationale, en présence des autorités locales et d’une nombreuse assistance venue célébrer cette date fondatrice de l’histoire de l’Algérie indépendante.

Présidant cette commémoration, le wali d’Oran, Brahim Ouchene, a pris part à cette veillée patriotique placée sous le slogan « Novembre… mémoire d’une nation et avenir d’un peuple ». Un rendez-vous chargé de symboles, organisé dans un lieu qui porte, jusque dans son appellation, l’empreinte indélébile du combat libérateur.

Au rythme de la solennité propre à cette date historique, la proclamation du 1er Novembre 1954 a été donnée en lecture, faisant revivre les principes et les aspirations qui avaient guidé les artisans de la Révolution. Une minute de silence a ensuite été observée à la mémoire des martyrs, avant que le drapeau national ne soit hissé, accompagné de l’exécution de l’hymne national. Trois séquences qui ont conféré à cette cérémonie toute sa dimension mémorielle et patriotique.

Cette commémoration s’est déroulée en présence du président de l’Assemblée populaire de wilaya, du secrétaire général par intérim de la wilaya, du chef de cabinet, du procureur général, du président de la cour d’Oran, des membres de la commission de sécurité et de parlementaires. La famille révolutionnaire, le chef de daïra d’Oran, le président de l’Assemblée populaire communale, les directeurs de l’exécutif, des représentants de la société civile et de la famille médiatique ont également répondu à ce rendez-vous, aux côtés de nombreux citoyens.

Soixante-douze ans après le déclenchement de l’insurrection du 1er Novembre, cette date demeure le socle de la conscience nationale et le symbole d’un combat collectif pour la liberté et la souveraineté. À Oran, l’hommage rendu aux chouhada a ainsi ravivé le souvenir d’une génération qui a consenti le sacrifice suprême pour que vive l’Algérie. Une mémoire qui traverse les générations et dont la transmission constitue un devoir envers l’histoire et les valeurs de la nation.