Plus d’un niveau de l’humanité vit encore dans la pauvreté ou la précarité, malgré les progrès réalisés et les niveaux de richesse atteints dans le monde, a indiqué un haut responsable des Nations unies, à l’ouverture de la 80e session du Comité des droits économiques, sociaux et culturels à Genève.

« Des millions de personnes demeurent privées d’un accès adéquat à l’éducation, aux soins de santé, au logement et à la protection sociale », a relevé lundi le directeur de la Division du Conseil des droits de l’homme au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), Mahamane Cissé Gouro.

Il a souligné que « la montée des inégalités, l’alourdissement du fardeau de la dette et l’insécurité économique aggravent les tensions sociales ».

Les conflits constituent également un obstacle majeur à l’accès aux services essentiels, notamment la santé, l’éducation et le logement, at-il indiqué, soulignant que la protection des droits économiques, sociaux et culturels était indissociable des enjeux de paix, de sécurité et de résilience des sociétés.

Intervenant à cette occasion, le responsable onusien a rappelé que ces droits ne constituaient pas de simples objectifs à atteindre à long terme, mais des droits fondamentaux dont la réalisation ne saurait être rapportée.

Il a insisté, dans ce contexte, sur la pertinence du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC), adopté il y a 60 ans, estimant que cet instrument demeure essentiel pour promouvoir des sociétés fondées sur la dignité humaine, l’égalité, la solidarité et la justice.

M. Cissé Gouro a également plaidé pour une intégration efficace des droits humains dans les politiques économiques, les stratégies de développement, les cadres de financement et les mécanismes de gouvernance économique, afin de réduire les inégalités et de faire en sorte que les décisions économiques contribuent à la réalisation de ces droits.

Le HCDH est disposé à accompagner les Etats et les autres acteurs dans la mise en œuvre concrète de ces approches à l’échelle nationale, at-il assuré.