I.Y
Au deuxième jour de la campagne pour les élections locales (APC/APW) du 28 novembre, les chefs de partis politiques ont mis l’accent vendredi sur la nécessité d’un développement local durable et d’une gestion communale répondant aux attentes des citoyens. Les interventions, organisées à travers plusieurs wilayas du pays, ont toutes convergé vers un même constat : les assemblées élues doivent devenir de véritables leviers de proximité, capables de traduire les programmes en réalisations concrètes.
La présidente du parti Tajamoue Amel Djazaïr (TAJ), Fatima-Zohra Zerouati, a affirmé depuis la wilaya de Mascara que la gestion des communes doit connaître un saut qualitatif pour répondre aux aspirations des citoyens et parvenir à un développement local durable. Animant un rassemblement populaire à Oued El Abtal, elle a indiqué que le programme de sa formation repose sur le soutien au développement local, à travers la concrétisation de projets répondant aux préoccupations essentielles des habitants. La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a pour sa part indiqué, à l’occasion de la session ordinaire du bureau politique de son parti à Alger, que sa formation s’est engagée dans la campagne avec « un programme axé principalement sur la réalisation du développement local permettant une prise en charge optimale des préoccupations quotidiennes du citoyen ». Elle a notamment insisté sur l’importance de continuer à augmenter le nombre de postes d’emploi, de revoir à la hausse le budget des communes et de préserver le pouvoir d’achat. Depuis Sétif, le président du mouvement El Binaa El Watani, Abdelkader Bengrina, a appelé à ancrer la culture de la compétition électorale basée sur les programmes, les idées et la compétence des candidats. Appelant à une forte participation citoyenne, il a souligné que « la véritable bataille électorale est une bataille de programmes, de voix et de conquête de la confiance des citoyens, en offrant le meilleur et en œuvrant à servir leurs préoccupations et à répondre à leurs aspirations ».
Le secrétaire général adjoint du Front El-Moustakbal, Hadj Belghaouti, a souligné depuis Chlef l’importance d’impliquer le citoyen dans la prise de décision et le suivi du développement local, en vue de bâtir des communes fortes. Représentant le président du parti Fateh Boutbig, il a insisté sur la nécessité de placer le citoyen au cœur des préoccupations des assemblées locales, à travers « l’amélioration du service public, la lutte contre la bureaucratie, le renforcement de la transparence et l’ancrage d’une culture de concertation, de participation et de responsabilité ».
Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abdelaali Hassani Cherif, a appelé depuis El-Oued à consolider les opportunités d’investissement dans les zones frontalières afin d’y réaliser un développement durable. Selon lui, « le développement escompté des zones frontalières ne saurait se concrétiser qu’à travers l’élection d’APC et d’APW composées de compétences disposant d’une expérience en matière de gestion administrative et financière, capables de relever les défis et de répondre aux enjeux de la période actuelle ».
Le président du parti Sawt Echaab, Lamine Osmani, a animé une activité de proximité dans la commune des Eucalyptus à Alger, où il a insisté sur la nécessité de s’appuyer sur la numérisation pour bâtir des « communes modernes ». Il a estimé que « l’édification d’un État fort, doté d’institutions efficaces, commence au niveau de la commune, en tant que maillon le plus proche du citoyen, ce qui nécessite un changement radical des mentalités et des pratiques politiques ».
Depuis Tamanrasset, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Monder Bouden, a mis en avant l’importance pour les futures assemblées élues d’apporter une contribution réelle et concrète à l’impulsion du développement local. « Le citoyen attend beaucoup de ces assemblées élues, ce qui impose une coordination avec les acteurs de la société civile pour concrétiser les différents programmes de développement », a-t-il souligné.
Enfin, le président du parti El-Karama, Mohamed Daoui, a insisté, lors d’un rassemblement populaire dans la commune de Zeribet El-Oued (wilaya de Biskra), sur l’importance d’une participation massive au prochain scrutin et du choix des candidats les plus aptes à répondre aux préoccupations des citoyens et à concrétiser leurs aspirations, particulièrement en ce qui concerne les affaires locales.




