H. Nassira
Le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saadaoui, a vivement dénoncé, ce samedi à Oran, les défaillances persistantes dans la communication entre les directions de l’éducation et les chefs d’établissements. À l’occasion de la première conférence nationale des directeurs d’établissements scolaires, il a appelé à une coordination rigoureuse et continue, condition, selon lui, d’un pilotage efficace du secteur.
Intervenant sous le thème « Le leadership éducatif efficace », le ministre a jugé « inadmissible » qu’un responsable d’établissement soit contraint de recourir à des intermédiaires pour entrer en contact avec sa tutelle. Il a, dans ce sens, instruit les directeurs de l’éducation d’instaurer un dialogue direct, régulier et sans entraves avec les équipes pédagogiques et administratives.
Le primaire au cœur de la réorganisation
Le ministre a, par ailleurs, mis en avant l’achèvement prochain du transfert de la gestion des écoles primaires du ministère de l’Intérieur vers celui de l’Éducation nationale. Cette réforme, inscrite dans une démarche de réorganisation globale, repose sur quatre axes structurants, avec pour priorité la cohérence des circuits décisionnels et le renforcement de l’efficacité administrative.
« Il est de notre devoir de restaurer la considération due aux chefs d’établissements. Cela passe par des réunions périodiques et une écoute réelle de leurs préoccupations, notamment dans le cycle primaire », a-t-il insisté.
Pression démographique et réponse budgétaire
Évoquant la hausse continue des effectifs scolaires, le ministre a souligné l’ampleur des défis logistiques induits par la dynamique démographique et l’amélioration du niveau de vie. Pour y répondre, une nouvelle carte scolaire est en cours d’élaboration, appuyée par un effort financier conséquent consenti par l’État.
Le secteur de l’Éducation bénéficie, à ce titre, d’une enveloppe budgétaire supplémentaire importante pour l’exercice 2026, sous la supervision du président de la République. Cet appui vise à accompagner la modernisation des pratiques pédagogiques et à faire évoluer le rôle de l’enseignant vers une mission éducative plus large.
Le ministre a également insisté sur la relance du sport scolaire, érigé en outil de prévention face aux dérives sociales. Inscrit dans le programme présidentiel, ce volet vise à protéger les élèves des fléaux tels que la drogue et les addictions, à travers la généralisation de la pratique sportive et l’organisation de compétitions régulières.
Former des cadres et rétablir la cohérence Enfin, Mohamed Seghir Saadaoui a rappelé la responsabilité stratégique du secteur dans la formation des générations futures. Il a évoqué l’ambition de faire émerger une nouvelle génération de cadres compétents et intègres, tout en réaffirmant sa volonté d’assainir le climat professionnel. Une ambition qui, a-t-il laissé entendre, reste étroitement liée à la restauration d’une coordination effective à tous les niveaux de la chaîne éducative.



