H. Nassira
Plus de 33 000 candidats entament, ce dimanche, les épreuves du baccalauréat dans la wilaya d’Oran, dans un dispositif marqué par un renforcement des mesures organisationnelles et sécuritaires visant à garantir le bon déroulement de cet examen national.
Au total, 33 165 candidats sont concernés, répartis sur 104 centres d’examen à travers la wilaya. Parmi eux, environ 10 000 candidats libres et 49 candidats aux besoins spécifiques.
Cette session est également marquée par l’ouverture, pour la première fois, d’un centre d’examen au sein de l’établissement de rééducation et de réadaptation de Misserghine, destiné aux personnes détenues. Une initiative qui s’inscrit dans la continuité des efforts visant à garantir l’égalité des chances et à encourager la réinsertion sociale par la formation et l’examen.
Dans le même cadre, le secteur de la Justice a donné le coup d’envoi officiel des épreuves à l’échelle nationale, à partir de l’établissement de rééducation et de réadaptation de Bordj Bou Arreridj, en présence du directeur général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, représentant le ministre de la Justice.
Sur le plan local, les autorités de la wilaya d’Oran ont finalisé l’ensemble des dispositions nécessaires pour assurer l’accueil des candidats dès 7h15 du matin, dans des conditions jugées optimales sur le plan organisationnel et logistique.
Les responsables insistent sur le caractère à la fois ordinaire et décisif de cet examen, appelant les candidats à aborder les épreuves dans le calme et la concentration, loin de toute pression psychologique. Des campagnes de sensibilisation ont été menées en amont, à destination des candidats scolarisés comme des candidats libres.
Fraude et réseaux sociaux sous haute surveillance
Par ailleurs, une attention particulière est accordée à la lutte contre les perturbations liées aux réseaux sociaux, devenus une source de stress pour certains candidats en raison de la circulation de faux sujets ou d’informations non vérifiées à l’approche des examens.
Dans ce contexte, les autorités rappellent que l’usage du téléphone portable et de tout dispositif connecté est strictement interdit dans les centres d’examen. Un dispositif de contrôle renforcé est déployé pour garantir la transparence et la crédibilité des épreuves.
La lutte contre la fraude demeure une priorité. Toute tentative de fuite ou de diffusion de sujets est passible de poursuites judiciaires. Les services concernés, notamment ceux spécialisés dans la lutte contre la cybercriminalité, sont mobilisés pour détecter et traiter en temps réel toute infraction.
La législation algérienne prévoit des sanctions sévères à l’encontre des auteurs de fraude ou de diffusion de sujets d’examen, pouvant aller jusqu’à des peines de prison ferme et de lourdes amendes. Ces peines sont alourdies lorsque les faits sont commis par des personnes chargées de l’organisation ou en cas d’usage des technologies de communication.




