H . Nassira 

À quelques heures de la clôture définitive des délais accordés pour le remplacement des candidats sur les listes des élections législatives du 2 juillet prochain, plusieurs formations politiques engagées dans la course électorale à Oran se retrouvent confrontées à un sérieux contretemps. La délégation locale de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a en effet rejeté une nouvelle série de candidatures de remplacement, portant à plus de 17 le nombre de dossiers invalidés au sein de plusieurs partis.

Cette situation place les états-majors locaux sous pression à l’approche de l’échéance fixée à ce samedi à minuit pour la régularisation des listes. Parmi les formations concernées figurent notamment le FLN, le RND, Taj, El Bina, le MSP et Sawt Echaâb, contraints de revoir une nouvelle fois la composition de leurs listes afin de se conformer aux exigences du cadre juridique régissant le scrutin.

Ces rejets remettent en lumière la question de la sélection des candidats appelés à représenter les partis lors de cette échéance électorale. Les formations politiques étaient pourtant tenues de s’assurer, en amont, que les profils retenus répondaient à l’ensemble des conditions de recevabilité prévues par la législation en vigueur. Selon les informations disponibles, une part importante des candidatures rejetées concerne d’anciens élus ayant siégé dans des assemblées élues, tandis que d’autres dossiers ont été écartés pour des motifs sans lien avec les dispositions de l’article 200 du code électoral.

L’ultime sprint avant le verrouillage des listes

Malgré ces difficultés, la compétition électorale s’annonce particulièrement disputée dans la wilaya d’Oran. Près de neuf formations politiques ambitionnent de conquérir des sièges à l’Assemblée populaire nationale dans un contexte marqué par l’absence de listes indépendantes. À l’inverse, trois partis ont déjà été exclus de la course électorale pour non-conformité aux conditions requises. Il s’agit d’El Karama, d’El Fadjr El Jadid et de Talaïe El Hourriyet.

La phase actuelle de remplacement des candidats invalidés apparaît d’autant plus délicate que la plupart des partis ont enregistré plusieurs rejets parmi les personnes proposées pour compléter leurs listes. Le FLN compte ainsi trois dossiers refusés sur sept, tandis que le RND en dénombre cinq sur un total de neuf. Le parti Taj a vu deux de ses huit candidats de remplacement rejetés, alors qu’El Bina en a perdu cinq sur neuf. Sawt Echaâb, pour sa part, enregistre le rejet d’un candidat parmi les huit proposés. La situation du Front El Moustakbal demeure, quant à elle, en attente de confirmation.

Parallèlement à l’examen des recours et des remplacements, l’ANIE poursuit les dernières formalités administratives précédant le lancement effectif du processus électoral. Après la notification des décisions d’acceptation des listes, les partis sont désormais appelés à transmettre, par l’intermédiaire du coordinateur de wilaya de l’Autorité, les documents officiels fixant l’ordre définitif des candidats retenus.

Une étape procédurale décisive qui marque l’entrée dans la dernière ligne droite avant le scrutin du 2 juillet, où chaque formation politique cherche désormais à sécuriser sa présence dans la compétition et à aborder la campagne électorale dans les meilleures conditions.