H. Nassira 

À Oran, la séquence électorale s’est enclenchée avant même le lancement officiel de la campagne, prévu ce mardi à l’approche des législatives du 2 juillet. Plusieurs formations politiques ont pris de vitesse le calendrier institutionnel en activant, dès samedi, des campagnes de communication essentiellement numériques, misant sur les réseaux sociaux comme principal levier de visibilité.

Après l’obtention de l’agrément de leurs listes, six formations ont rapidement investi l’espace digital, diffusant affiches électroniques, messages de mobilisation et contenus de présentation des candidats. D’autres partis, en revanche, restent en retrait de toute activité visible, à l’image du parti Taj et d’El Bina El Watani, qui n’ont pas encore engagé de dynamique publique, ni en ligne ni sur le terrain.

Dans cette phase de pré-campagne, de nombreux candidats ont ouvert des pages dédiées sur les réseaux sociaux, transformées en vitrines de communication politique. On y retrouve des affiches de candidature diffusées de manière anticipée, ainsi que des publications détaillant les parcours professionnels et politiques des postulants. Cette dynamique concerne des représentants issus de plusieurs formations, notamment le Mouvement de la société pour la paix, le Front du futur, le Rassemblement national démocratique et Sawt Echaab.

Le Front de libération nationale a, de son côté, officialisé tardivement la composition de sa liste à Oran. Celle-ci a connu plusieurs ajustements, avec le retrait de sept candidats et une réorganisation de l’ordre des positions. La liste est désormais conduite par Bouabdallah Seddiki, suivi de Kateb Karim en deuxième position. Le directeur de la CNAS d’Oran, Djelat Abdelkrim, occupe la troisième place, devant l’avocat Saïd Rabi Moumen, tandis que Walid Ben Mehra et Kerzabi Rédha complètent le classement.

Le Mouvement de la société pour la paix a, pour sa part, confirmé son entrée en lice après validation de sa liste électorale. Dans le même temps, un calme relatif persiste au sein des formations Taj et El Bina El Watani, qui n’ont pas encore affiché de signaux de mobilisation visibles.

Cette campagne anticipée s’appuie fortement sur les réseaux sociaux, devenus un espace central de diffusion politique. Les partis y multiplient les contenus de présentation, tout en cherchant à sensibiliser l’électorat à l’échéance du 2 juillet, dans un contexte marqué par la finalisation des dispositifs organisationnels après validation des listes par les autorités compétentes.

Sur le plan logistique, les collectivités locales ont déjà engagé les préparatifs matériels de la campagne. Des supports d’affichage ont été installés dans plusieurs communes de la wilaya d’Oran afin d’accueillir les listes des candidats. À Es-Senia, notamment, des panneaux ont été mis en place depuis jeudi dernier, conformément aux dispositifs de pré-affichage électoral.

L’administration a, par ailleurs, anticipé l’encadrement de la campagne en mobilisant des espaces publics destinés aux meetings électoraux. Salles de cinéma et complexes sportifs ont été réquisitionnés afin d’accueillir les rassemblements des différentes formations en lice, dans le respect du calendrier et des règles fixées par l’Autorité nationale indépendante des élections.