H Nassira 

À Oran, le Mouvement de la construction nationale (El Bina) aborde les législatives de 2026 dans un contexte de forte mobilisation organisationnelle et politique. La formation entend consolider ses acquis et préserver sa représentation parlementaire, en s’appuyant sur une base électorale jugée solide et une présence continue sur le terrain tout au long de l’année.

Une ambition clairement affichée : dépasser les trois sièges dans la wilaya, en capitalisant sur l’ancrage local du parti et sur le travail militant mené à travers ses structures de proximité et les permanences de ses élus.

Un dispositif de campagne déjà opérationnel

Dans cette dynamique, le directeur de campagne à Oran, M’hamed Djeloul, souligne la mise en place progressive d’un réseau de plus de dix bureaux de permanence. Quatre ont déjà été ouverts à Arzew, Gdyel et au centre-ville, tandis que les autres sont en phase de finalisation.

Ce maillage territorial constitue l’un des piliers de la stratégie de campagne du mouvement, qui mise sur la proximité avec les citoyens et la continuité du contact avec l’électorat.

Les préparatifs incluent également l’organisation de quatre grands meetings populaires, dont celui annoncé du président du mouvement, Abdelkader Bengrina. Malgré une convalescence et des recommandations médicales lui conseillant le repos, ce dernier prévoit une tournée nationale comprenant dix rassemblements, dont une étape à Oran.

Une campagne de terrain dès les premiers jours

Dès le lancement de la campagne, les candidats du parti à Oran ont opté pour une présence active sur le terrain, privilégiant les échanges directs avec les citoyens plutôt qu’une communication exclusivement numérique.

Cette démarche vise à présenter la liste du mouvement, qui porte le numéro 4, et à expliciter ses priorités politiques, économiques et sociales, articulées autour des préoccupations quotidiennes des citoyens et d’une vision axée sur la stabilité et le développement durable.

Selon la direction de campagne, cette participation s’inscrit dans un travail politique de longue haleine et non dans une logique conjoncturelle liée à l’échéance électorale.

Une trajectoire politique inscrite dans la durée

La participation du Mouvement de la construction nationale aux législatives de 2026 s’inscrit dans la continuité de son parcours électoral entamé en 2017, année de sa première expérience dans ce type de scrutin.

En 2021, la formation avait déjà enregistré une progression notable, renforçant sa présence à l’Assemblée et dans le paysage politique national. L’échéance de 2026 est ainsi présentée comme une étape de consolidation et d’élargissement de son influence parlementaire.

Des candidats qui défendent des programmes réalistes

Pour la membre de la direction de campagne et candidate Kenza Zouaïri, cette échéance électorale représente un test politique important, visant à confirmer la capacité du mouvement à incarner une force de stabilité et de construction.

Elle insiste sur l’engagement des candidats à proposer des programmes réalistes, en phase avec les attentes des citoyens, et fondés sur une lecture concrète des préoccupations sociales et économiques.

La formation aborde ce scrutin avec un capital organisationnel et militant conséquent, ce qui, selon ses responsables, la place parmi les forces politiques les mieux préparées pour ce rendez-vous électoral.

Une liste marquée par le renouvellement et la présence féminine

À Oran, la liste du mouvement se distingue par une forte ouverture aux compétences et à la représentation féminine. Elle comprend huit femmes, dont la candidate Kenza Zouaïri, seule représentante du secteur de l’information dans la circonscription, classée en troisième position.

La liste se caractérise également par un niveau académique élevé, avec plus de 80 % de candidats issus de l’enseignement supérieur. Elle repose largement sur de nouveaux profils, la majorité des candidats participant pour la première fois à une élection législative.

Ce choix traduit une volonté assumée de renouvellement des élites politiques locales, tout en mettant en avant la compétence, la jeunesse et la participation féminine.

Une campagne de proximité et de contact direct

Le programme de campagne à Oran repose sur une stratégie de terrain combinant rencontres de proximité, sorties collectives avec l’ensemble des candidats et actions individuelles menées dans différentes communes et daïras de la wilaya.

Quatre grands meetings sont au programme, en plus d’une conférence de presse destinée aux médias nationaux, dans une logique d’ouverture et de communication directe.

La liste du mouvement comprend seulement trois élus sortants sur 22 candidats, illustrant une volonté de renouvellement significatif. Elle est conduite par le candidat Moufdi Zakaria  Taleb et intègre plusieurs nouvelles figures, aux côtés de candidats ayant déjà participé à des scrutins précédents.

Selon la direction de campagne à Oran, l’objectif est de renforcer la confiance des citoyens à travers un discours jugé sincère, réaliste et proche des préoccupations quotidiennes. Le mouvement insiste sur son rejet des promesses irréalistes, privilégiant un langage de vérité et une communication de proximité destinée à consolider la confiance et à renforcer la participation citoyenne.