Habib Benaouda

La campagne électorale pour les législatives du 2 juillet fait face à un défi inédit : sa concomitance avec la Coupe du monde de football, un événement qui mobilise fortement l’attention de toutes les catégories de la société, en particulier les jeunes.

Alors que les listes candidates multiplient les initiatives pour séduire les électeurs et présenter leurs programmes, les regards se tournent davantage vers les stades et les écrans pour suivre les rencontres décisives du tournoi mondial. Une situation qui se répercute directement sur le niveau d’interaction avec les activités électorales de terrain.

Selon plusieurs observateurs, l’affluence enregistrée lors des meetings, rassemblements populaires et sorties de proximité demeure en deçà des précédentes échéances électorales. L’engouement suscité par la compétition sportive semble en effet capter une large part de l’attention des citoyens durant cette période.

Les candidats rencontrent également des difficultés à imposer leurs messages sur les réseaux sociaux. L’actualité liée aux sélections nationales, aux résultats des matchs et aux débats footballistiques domine largement l’espace numérique, réduisant ainsi la visibilité des discours et programmes politiques.

Face à cette réalité, les partis politiques et leurs candidats sont appelés à repenser leurs stratégies de communication et à adopter des approches plus innovantes et plus proches des préoccupations des citoyens afin d’assurer la diffusion de leurs messages. Une campagne électorale qui se déroule cette fois-ci au rythme du Mondial.