Djamila M

À l’approche des élections législatives prévues le 2 juillet 2026, la scène politique de la wilaya d’Oran connaît une effervescence progressive marquée par l’émergence de nouveaux profils issus de différents horizons professionnels. Parmi eux, la docteure Rahai Fatima Zahra, candidate du Mouvement de la société pour la paix, entend inscrire son engagement dans une démarche de proximité avec les citoyens et de défense de leurs préoccupations au sein de l’Assemblée populaire nationale.

Originaire de la wilaya de Tiaret, où elle est née en 1987, elle grandit dans un environnement familial attaché aux valeurs de discipline, de responsabilité et de service public. Très tôt, elle se distingue par un parcours scolaire brillant, sanctionné par l’obtention d’un baccalauréat avec mention très bien, avant de s’orienter vers des études de médecine, choisies avec conviction et portées par un profond sens de la vocation humanitaire.  

Médecin de terrain et parcours académique d’excellence

Elle intègre la faculté de médecine d’Oran, au sein de l’Institut national de l’enseignement supérieur en sciences médicales, où elle mène un cursus complet couronné en 2012 par l’obtention du doctorat en médecine. Deux ans plus tard, en 2014, elle entame son parcours professionnel via l’Agence nationale de l’emploi, une première expérience qui lui permet de consolider son ancrage de terrain et de développer une pratique au contact direct des patients pendant plus de trois années. Elle rejoint par la suite, en poste permanent, l’établissement public de santé de proximité multiservices d’Arzew, où elle exerce toujours en tant que médecin généraliste.

En parallèle de son activité médicale, la docteure Rahai s’est investie dans le champ politique au sein des structures du Mouvement de la société pour la paix. Une formation qu’elle considère comme un cadre d’engagement fondé sur des principes constants et une vision politique axée sur la préservation des intérêts nationaux. Elle revendique également son attachement à la cause palestinienne, qu’elle qualifie de cause centrale, partagée par les militants du parti et inscrite dans leurs convictions profondes.

Candidate aux législatives de 2026, elle affirme aborder ce rendez-vous électoral avec un esprit de responsabilité et de service, loin de toute ambition personnelle. Son engagement, insiste-t-elle, repose sur la volonté de relayer fidèlement la voix des citoyens et de contribuer à l’amélioration de leurs conditions de vie, dans une logique de développement et de préservation de la dignité sociale.

Elle a choisi de placer sa campagne sous le signe de la « confiance », un mot qu’elle érige en principe fondateur de sa démarche politique. « La confiance est un engagement, et le travail une responsabilité », résume-t-elle, en référence à une relation qu’elle souhaite directe et durable entre l’élu et les citoyens.

Un programme centré sur la confiance, le social et les services essentiels

Son programme électoral s’articule autour de plusieurs axes jugés prioritaires. Sur le plan social, elle plaide pour le renforcement du pouvoir d’achat à travers un meilleur ciblage des aides sociales, la protection des catégories vulnérables, le contrôle des prix et la lutte contre la spéculation, ainsi que l’introduction de mesures fiscales allégées sur certains produits de première nécessité. La question du logement occupe également une place centrale, avec un appel à l’accélération des programmes de logements publics, à la facilitation de l’accès des jeunes aux logements et au crédit, ainsi qu’à l’amélioration du cadre urbain.

Dans le secteur de la santé, forte de son expérience professionnelle, elle propose une modernisation des services hospitaliers, une disponibilité régulière des médicaments essentiels, un meilleur accompagnement du personnel médical et une accélération de la numérisation du système de santé. Dans le domaine de l’éducation, elle met l’accent sur l’amélioration de la qualité de l’enseignement, le renforcement de la formation professionnelle et la promotion de la recherche scientifique et de l’innovation.

Sur le plan économique, sa vision repose sur le soutien aux jeunes porteurs de projets, la promotion des start-up, la simplification des démarches administratives, l’encouragement de l’investissement et la création d’emplois, ainsi que sur la valorisation de l’agriculture, des économies locales, des industries de transformation et des zones rurales.

À quelques jours du scrutin, la candidate lance enfin un appel à une participation massive des citoyens, estimant que le vote constitue un acte décisif pour l’avenir collectif. Elle résume son message en une formule qu’elle veut mobilisatrice : la confiance comme socle du changement et la participation comme levier de transformation.