La CASNOS et la BDL procèdent, ce lundi, à la conclusion d’un protocole d’accord portant sur le lancement d’un service de prélèvement automatique des cotisations. Présidée par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saihi, la cérémonie de signature de ce protocole d’accord s’est tenue en présence des responsables de la CASNOS (Caisse nationale de sécurité sociale des non-salariés) et de la BDL (Banque de développement local).
Intervenant en marge de la cérémonie de signature, le Directeur général de la CASNOS, Chamseddine Boulassel, rappelle que le fonds s’est engagé, depuis près de trois ans, dans un vaste chantier de numérisation, marqué par le déploiement de services électroniques. Ces services permettent aux affiliés de renouveler et de régler leurs cotisations à distance, sans avoir à se déplacer dans les agences de wilaya ni à déposer de dossiers papier.
Le nouveau service de prélèvement automatique s’inscrit, ainsi, dans le prolongement direct de cette démarche. Il permettra aux affiliés, selon lui, «de déclarer et de s’acquitter de leurs cotisations annuelles par versements échelonnés, suivant des échéances librement choisies, offrant ainsi une plus grande souplesse dans l’accomplissement de leurs obligations envers la Caisse». La BDL constitue, poursuit Boulassel dans ce cadre, «un partenaire incontournable pour la mise en œuvre de solutions numériques modernes au bénéfice des différentes catégories d’affiliés».
Sur le plan quantitatif, le DG précise que la CASNOS recensait, l’année écoulée, plus de «1,99 million d’affiliés, dont 1,22 million de cotisants actifs». Le taux de cotisants effectifs ne dépasse pas, cependant, les 60% du total des inscrits, tandis que le nombre de retraités a franchi le cap des 410 000. Un écart qui nécessite, selon Boulassel, de trouver des mécanismes nouveaux garantissant une couverture élargie, sans que les cotisations ne constituent une charge insurmontable pour les adhérents.
La formule de cotisation retenue pour 2026 «repose sur une assiette annuelle minimale de 288 000 dinars, correspondant à une cotisation de 43 200 dinars, avec le 28 février comme date limite de déclaration et le 30 juin comme terme de paiement», explique le même responsable. Si la CASNOS propose d’ores et déjà plusieurs modalités de règlement , tels que le versement unique, semestriel, trimestriel ou mensuel, elle entend désormais aller plus loin en adoptant des mécanismes mieux adaptés aux capacités financières réelles de ses adhérents.
La CASNOS annonce de nouvelles propositions. La première prévoit un étalement des cotisations sur douze mois, avec des mensualités débutant à 1 500 dinars en janvier et février, le solde étant réparti selon l’assiette déclarée. La deuxième ouvre la possibilité d’un prépaiement des cotisations de l’année suivante sur une période pouvant atteindre dix-huit mois, à condition de régulariser sa situation avant le 30 juin.
S’y ajoute l’activation du prélèvement automatique sur comptes bancaires et postaux via la plateforme Damankom, permettant de s’acquitter de ses obligations depuis n’importe quel endroit, sans déplacement ni document papier. Ces mesures visent, a insisté Boulassel, «à préserver la couverture sociale des adhérents tout au long de la période de paiement, à éviter les pénalités de retard et à ancrer définitivement la démarche zéro papier au sein de la Caisse».

