H. Nassira
À quelques jours du scrutin législatif du 2 juillet, les préparatifs s’accélèrent à Oran où les électeurs sont appelés à choisir leurs représentants parmi 198 candidats répartis sur neuf listes en compétition. Plus de 2 400 bureaux de vote accueilleront les électeurs à travers la wilaya pour ce rendez-vous électoral appelé à renouveler les représentants de la circonscription à l’Assemblée populaire nationale.
Sur les bulletins de vote, les listes des formations politiques apparaîtront dans un ordre bien défini, de droite à gauche. Il s’agit de Sawt Echaâb (Voix du peuple), du Mouvement El Bina, du Parti des travailleurs, du Rassemblement national démocratique (RND), de Tajamou Amal El Djazaïr (TAJ), du Mouvement Ennahda, du Front El Moustakbal, du Front de libération nationale (FLN) et du Mouvement de la société pour la paix (MSP).
Le mode de scrutin obéit à des règles précises. Chaque électeur devra sélectionner une seule liste, l’introduire dans l’enveloppe prévue à cet effet avant de la déposer dans l’urne du bureau de vote où il est inscrit. Toute manipulation non conforme est susceptible d’entraîner l’annulation du bulletin.
Les services chargés de l’organisation du scrutin rappellent, à ce titre, que le bulletin demeure valable lorsqu’il est utilisé tel qu’il est remis à l’électeur. En revanche, un bulletin sur lequel l’ensemble des 22 candidats figurant sur la liste est coché sera automatiquement déclaré nul. Dans la circonscription d’Oran, les électeurs sont appelés à désigner jusqu’à 16 candidats, conformément aux dispositions de la loi électorale, en privilégiant les candidats dont ils approuvent les programmes et les engagements.
Durant la campagne électorale, les candidats ont multiplié les rencontres de proximité afin de présenter leurs programmes et convaincre les électeurs. Mais au-delà de la promotion des projets politiques, un important travail de sensibilisation a également été mené pour expliquer les modalités du vote et réduire le nombre de bulletins annulés, qui figuraient traditionnellement parmi les principales irrégularités enregistrées lors des précédents scrutins.
Les observateurs estiment ainsi que l’enjeu ne réside pas uniquement dans la mobilisation des électeurs, mais aussi dans leur bonne compréhension des règles de vote. Une nécessité d’autant plus importante que la campagne a souvent privilégié la mise en avant de quelques candidats plutôt que l’explication du mode de vote applicable à l’ensemble de la liste, au risque de voir des suffrages invalidés pour des erreurs de remplissage du bulletin.

