Wassila. B
La campagne électorale scrutin législatif du 2 juillet prochain s’apprête à prendre fin dans un contexte de sérénité remarquable, grâce à la conjugaison des efforts de 2 instances, à savoir l’ANIE et le ministère de l’Intérieur.
Cette atmosphère apaisée, qui contraste avec l’intensité des meetings et des sorties publiques organisés sur l’ensemble du territoire, doit beaucoup à une mécanique institutionnelle rodée. Deux acteurs complémentaires ont structuré cette séquence préélectorale : l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), garante de la transparence et de la déontologie du scrutin, et le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, chargé exclusivement de la logistique opérationnelle.
Cette répartition claire des rôles, héritée de la réforme du régime électoral, aura constitué l’un des piliers du bon déroulement de la campagne. Sous la conduite de son président par intérim, Karim Khelfane, l’ANIE a déployé une communication multidimensionnelle destinée à éclairer l’opinion publique. Sur le plan pédagogique, des points de presse réguliers et des communiqués quotidiens ont rythmé la campagne, accompagnés de bilans chiffrés publiés en temps réel. Cette diffusion continue de données vérifiables a contribué à installer le débat sur un terrain factuel, en dissipant les rumeurs et les spéculations.
Sur le plan déontologique, l’ANIE a multiplié les rappels au respect de la charte d’éthique. Cette pédagogie de la règle, relayée par les médias publics et privés, a favorisé un climat de responsabilité partagée entre les formations en lice. L’institution a également fait le choix de la proximité territoriale, en déployant ses coordinations à l’intérieur du pays comme à l’étranger.
La réunion tenue à Paris avec les représentants des sept listes de la Zone 1 illustre cette volonté d’accompagner directement la communauté nationale établie hors des frontières, qui compte 854 285 inscrits. Les médias audiovisuels nationaux ont mobilisé leurs moyens pour assurer une couverture équitable de la campagne, dans le respect du principe d’égalité des chances. D’ailleurs, l’Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel (ANIRA) n’a pas eu à intervenir pour recadrer les chaines de télévision ou de radio concernant la couverture de la campagne électorale.
De son côté, le ministère de l’Intérieur a assumé sa prérogative exclusive en matière logistique. Sous l’impulsion du ministre, Saïd Sayoud, un budget de 23 milliards 493 millions de dinars a été alloué à la préparation matérielle du scrutin, réparti entre services centralisés et décentralisés. Cinq marchés ont été conclus avec des entreprises publiques, dont l’ANEP, Air Algérie et l’Imprimerie officielle, pour couvrir l’édition, le transport et l’acheminement des bulletins de vote et des documents électoraux. Des commissions centrales d’inspection ont été dépêchées dans plusieurs wilayas, parmi lesquelles Laghouat, Sétif, Mila et Blida, pour évaluer l’avancement des préparatifs, vérifier la disponibilité des lieux de stockage et inspecter les sièges des coordinateurs communaux et de wilaya de l’ANIE. Des réunions de coordination régulières ont scellé la complémentarité opérationnelle entre les deux institutions, permettant à l’ANIE d’exercer pleinement sa mission de supervision tandis que le ministère de l’Intérieur assurait l’exécution matérielle. Cette répartition claire des tâches constitue l’une des garanties structurelles de la régularité du scrutin du 2 juillet prochain.

