L’État proche des citoyens face aux épreuves

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Wassila. B

Alors que les incendies de forêt ont ravagé plusieurs régions du nord du pays, la visite du ministre de l’Intérieur, Saïd Sayoud, à Annaba, entouré d’une délégation ministérielle de haut niveau, dépasse le simple geste protocolaire. Elle incarne un engagement républicain : celle d’un État pleinement mobilisé aux côtés de ses citoyens éprouvés. En réaffirmant que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, suit personnellement la situation et veille à ce que l’État soit présent dans ces circonstances douloureuses, le ministre a envoyé un message : aucune victime ne sera abandonnée, et la solidarité nationale ne sera pas un vain mot mais une réalité concrète sur le terrain.

Au-delà des premières évacuations d’urgence, c’est une prise en charge globale qui s’organise. Le ministre a souligné avec justesse que le soutien aux sinistrés ne saurait se limiter à la réparation des biens matériels. L’aspect humain, dans toute sa complexité, est au cœur du dispositif : des équipes médicales et psychologiques ont été dépêchées pour accompagner les personnes déplacées, et le transfert sécurisé des patients de l’hôpital de Seraïdi vers d’autres structures prouve que la continuité des soins reste une priorité absolue. Parallèlement, l’annonce d’un recensement rigoureux des pertes, suivi d’une indemnisation rapide, témoigne de la volonté des pouvoirs publics d’aller au-delà de l’urgence immédiate pour construire une reconstruction durable et juste.

Mais la compassion affichée ne doit pas occulter la fermeté avec laquelle l’État entend faire la lumière sur ces tragédies. En évoquant les enquêtes sécuritaires en cours et les investigations menées pour déterminer la nature exacte des quelque 160 départs de feu recensés, M. Sayoud a rappelé que la traque des responsabilités est tout aussi essentielle que l’aide d’urgence. Seuls les résultats de ces enquêtes permettront de savoir si ces flammes sont le fruit du hasard ou d’actes criminels, et d’établir les responsabilités. Cette double approche (secourir sans délai et enquêter sans relâche) est la marque d’un État de droit qui ne se contente pas d’éteindre les incendies, mais cherche à en prévenir les causes profondes.

Alors que la fumée se dissipe lentement au-dessus des collines d’Annaba, de Guelma, de Tlemcen et de Sétif, une certitude demeure : la résilience du peuple algérien s’appuie sur des institutions déterminées à ne pas faillir. L’opération de transfert des malades, menée avec une rigueur logistique exemplaire, est le symbole d’un État qui agit avec méthode et humanité. Les prochains jours seront ceux du bilan et de la réparation. Mais en attendant, une chose est acquise : dans l’épreuve, la nation reste debout, unie et solidaire, fidèle à son serment de ne jamais laisser ses enfants seuls face à l’adversité.