H. Nassira
La lutte contre l’insécurité routière demeure une priorité à Oran. À la faveur de la saison estivale 2026, les autorités multiplient les actions de sensibilisation et de prévention dans le cadre du programme national de lutte contre les accidents de la circulation initié par le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire.
Malgré ce dispositif, le bilan enregistré depuis le début du mois de juillet suscite l’inquiétude. Selon les données communiquées par la Gendarmerie nationale, quatre personnes ont perdu la vie dans des accidents de la route survenus à travers la wilaya. Parmi les victimes figurent deux piétons mortellement percutés alors qu’ils tentaient de traverser la chaussée. Au total, dix accidents corporels graves ont été recensés, faisant également cinq blessés.
Ces chiffres rappellent la persistance du risque routier dans une wilaya qui figure régulièrement parmi les plus touchées du pays par les accidents de la circulation. Les services concernés soulignent, une nouvelle fois, que le facteur humain reste à l’origine de la majorité des drames enregistrés sur les routes. Excès de vitesse, imprudence, non-respect du Code de la route, distraction au volant ou encore fatigue figurent parmi les principales causes relevées par les spécialistes de la sécurité routière.
C’est dans ce contexte que la Délégation nationale à la sécurité routière, les services de la Gendarmerie nationale et ceux de la Sûreté nationale ont intensifié leurs campagnes de proximité. Les opérations menées sur le terrain visent à sensibiliser conducteurs, motocyclistes et piétons aux comportements à adopter afin de réduire le nombre d’accidents et leurs conséquences souvent tragiques.
Des points noirs de circulation pointés du doigt
Parallèlement aux efforts des pouvoirs publics, de nombreux citoyens plaident pour un renforcement du contrôle des transports urbains, dénonçant des comportements de conduite jugés dangereux sur certaines lignes d’autobus.
Les usagers citent notamment les axes reliant le quartier El Yasmine à la gare routière El Morchid, en passant par le centre-ville, où les excès de vitesse et les manœuvres risquées compliquent la circulation et augmentent les risques d’accidents. Les difficultés rencontrées par les piétons pour traverser la chaussée sont particulièrement signalées au niveau du carrefour El Morchid et du carrefour d’Es-Seddikia, en face de la cité les HLM.
Face à cette situation, des habitants réclament l’aménagement d’infrastructures de sécurisation, notamment des passages protégés ou des passerelles piétonnes le long de cet axe stratégique desservant la gare routière d’El Mochid et le siège de la Cour de justice d’Oran. Les mêmes préoccupations sont exprimées sur la route reliant le carrefour du quartier Es-Sabah à la gare routière de Hassi Bounif, où la traversée demeure particulièrement périlleuse pour les piétons.
Au-delà des aménagements attendus, les autorités rappellent que la sécurité routière reste l’affaire de tous. Le respect des limitations de vitesse, la vigilance accrue dans les zones urbaines, la priorité accordée aux piétons ainsi que l’abandon de l’usage du téléphone au volant constituent autant de réflexes indispensables pour enrayer un phénomène qui continue de coûter des vies chaque année.




