Le nombre de décès confirmés dus à l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a dépassé mardi les 2.000 morts, alors que le nombre de cas confirmés s’élève à 4.381 dans cinq provinces du pays, selon les dernières données de l’Institut national de santé publique.

Au total, 2.011 décès confirmés ont été enregistrés depuis le début de l’épidémie, la 17e signalée en RDC, qui se caractérise par une propagation particulièrement rapide, selon les autorités sanitaires.

L’épidémie actuelle est provoquée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, pour laquelle aucun vaccin ni traitement n’est actuellement homologué.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que cette épidémie, qui a également donné lieu à des cas dans un pays voisin, constitue une urgence de santé publique de portée internationale.

Selon une étude publiée récemment dans la revue scientifique « Science », la transmission du virus pourrait avoir débuté dès janvier dans la province de l’Ituri. Plus de 500 cas suspects y avaient été recensés entre la mi-janvier et le 15 mai.

La vitesse de propagation de l’épidémie actuelle inquiète particulièrement les autorités sanitaires. Lors de la précédente épidémie majeure d’Ebola en RDC, entre 2018 et 2020, il avait fallu un peu plus d’un an pour franchir le seuil des 2.000 décès.

Cette fois, le nombre de morts est passé de 1.000 à plus de 2.000 en moins d’un mois, témoignant de la progression rapide du virus dans le pays.

L’épidémie d’Ebola a été déclarée le 15 mai dernier. Elle a principalement touché la province de l’Ituri avant de s’étendre à l’Ouganda. Le virus en question a causé la mort de plus de 15.000 personnes en Afrique au cours des cinq dernières décennies, faisant du continent africain la région du monde ayant enregistré le plus grand nombre de cas de cette maladie.