Plus de 280 personnes ont été arrêtées depuis le début de l’année en Grèce en lien avec des incendies, dont 29 pour des départs de feu volontaires, a indiqué mercredi un porte-parole des pompiers, Yannis Artopios.
Au total, « 281 arrestations ont été effectuées, dont 252 (89,68%) pour incendie déclenché par négligence et 29 (10,32%) pour départ de feu volontaire », a déclaré M. Artopios, sur la chaîne de télévision publique ERT.
Mercredi matin, un homme de 59 ans a été arrêté à Thessalonique, dans le nord de la Grèce, pour son implication dans plus de cinq incendies en deux semaines. Il doit être présenté au procureur dans la journée, selon ERT.
Un autre homme, âgé de 33 ans, a été interpellé mardi, dans la région d’Athènes, en Attique, pour avoir allumé un barbecue portable dans une zone boisée. Il a écopé d’une amende de 3.000 euros, selon les médias locaux.
Le gouvernement a décidé depuis 2024 de durcir les sanctions contre les auteurs d’incendies. Ils peuvent être condamnés à des peines allant jusqu’à 20 ans de prison et à une amende pouvant atteindre 200.000 euros.
Il y a dix jours au nord-ouest de la capitale grecque, près d’une station balnéaire, un incendie a détruit plus de 11.000 hectares de pinède, maquis et terres agricoles.
Sur la chaîne de télévision Skai, le ministre de la Crise climatique et de la Protection civile, Evangelos Tournas, a évoqué en début de semaine les difficultés de cette période d’été.
« Nous avons traversé dix jours difficiles, marqués par des vents violents et des conditions météorologiques très défavorables », a-t-il déclaré.
« Nous avons dû faire face à plus de 400 incendies durant cette période », a ajouté le ministre.
Des experts ont mis en garde contre la gravité des incendies ayant touché l’Attique, où se trouve Athènes, au cours de la dernière décennie : 42% de la superficie forestière totale de cette région a brûlé entre 2017 et 2026, du fait de 15 grands incendies.
Ce chiffre monte jusqu’à 64% pour les forêts de l’Attique occidentale, à l’ouest de la capitale.




