H. Benouda 

À quelques semaines de la rentrée scolaire, les services compétents de la wilaya d’Oran renforcent leur dispositif de contrôle sanitaire au sein des établissements éducatifs. La qualité de l’eau potable figure au cœur de cette démarche préventive, avec la programmation d’analyses bactériologiques et de contrôles du taux de chlore résiduel dans les écoles, afin de prévenir tout risque sanitaire et de garantir aux élèves des conditions d’accueil conformes aux exigences d’hygiène.

Cette opération s’inscrit dans le cadre du suivi régulier des conditions sanitaires dans les établissements scolaires. Les bureaux communaux d’hygiène sont ainsi mobilisés pour effectuer des contrôles sur le terrain, portant notamment sur la qualité de l’eau, l’état des réservoirs et le niveau de chloration aux différents points de consommation.

La SEOR au cœur du dispositif de contrôle

La Société de l’eau et de l’assainissement d’Oran (SEOR) intervient également dans ce dispositif à travers son programme permanent de surveillance de la qualité de l’eau. Celui-ci comprend un important volet d’analyses chimiques et bactériologiques, avec plus de 100 000 prélèvements et analyses réalisés chaque année sur l’eau du robinet à travers les différentes communes de la wilaya.

Le contrôle du chlore résiduel constitue un indicateur particulièrement important dans cette chaîne de surveillance. Sa présence à un niveau approprié permet notamment de vérifier l’efficacité de la désinfection et de limiter la prolifération des micro-organismes dans les réseaux de distribution.

Dans les établissements scolaires, l’attention porte également sur les conditions de stockage de l’eau. Les réservoirs font l’objet d’opérations de nettoyage et de désinfection périodiques, tandis que les services concernés veillent à détecter d’éventuelles fuites, infiltrations ou autres sources de contamination susceptibles d’altérer la qualité de l’eau destinée à la consommation.

Prévenir les maladies hydriques

En parallèle de ces contrôles techniques, les unités de dépistage et de suivi relevant de la santé scolaire assurent une surveillance sanitaire dans les établissements, conformément aux protocoles mis en place dans le cadre de la préparation de la rentrée. Des actions de sensibilisation sont également prévues à destination des élèves, notamment sur l’importance de l’hygiène personnelle et les précautions à prendre en matière de consommation d’eau.

L’objectif est de réduire au maximum les risques liés aux maladies hydriques, notamment en cas de contamination des réservoirs, de dégradation des réseaux ou de défaillance dans les opérations de nettoyage et de chloration. L’hépatite virale A, la fièvre typhoïde, les diarrhées aiguës et diverses affections intestinales figurent parmi les pathologies susceptibles d’être favorisées par la consommation d’une eau contaminée ou non conforme.

Les autorités sanitaires accordent ainsi une vigilance particulière aux principaux facteurs de risque, notamment les réservoirs insuffisamment entretenus ou laissés à découvert, les fuites sur les réseaux, la vétusté de certaines canalisations ou encore les éventuelles infiltrations d’eaux usées.

Dans cette perspective, la vidange, le nettoyage et la désinfection régulière des réservoirs scolaires demeurent indispensables, de même que le prélèvement périodique d’échantillons destinés aux analyses bactériologiques et physico-chimiques.

Cette campagne de prévention intervient parallèlement aux efforts engagés pour moderniser et sécuriser les réseaux d’alimentation en eau potable. Plusieurs tronçons du réseau de la wilaya d’Oran ont notamment fait l’objet, en 2025, d’opérations de réhabilitation visant à réduire les risques de fuites et de contamination.

Pour renforcer le dispositif de proximité, la SEOR a par ailleurs mis à la disposition des citoyens et des responsables des établissements son numéro vert 3002, permettant de signaler toute anomalie ou difficulté liée à la qualité de l’eau ou à l’approvisionnement.

Au-delà des contrôles institutionnels, la prévention repose enfin sur l’implication de l’ensemble de la communauté scolaire. L’utilisation de gourdes ou de gobelets individuels et l’abandon du réflexe consistant à boire directement au robinet sont notamment préconisés afin de limiter les risques de transmission des infections. Des gestes simples qui, associés à une surveillance rigoureuse de la qualité de l’eau, doivent contribuer à assurer une rentrée scolaire dans des conditions sanitaires optimales.