Sonatrach et Eni ont procédé, lundi à Alger, à la signature d’un protocole d’intention sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre en Algérie en s’appuyant sur les meilleures pratiques internationales du secteur pétrolier et gazier, a indiqué Sonatrach dans un communiqué.
Cet accord vise à « identifier et promouvoir des opportunités et initiatives concrètes visant la décarbonation du secteur pétrolier et gazier et la réduction des émissions de gaz à effet de serre, y compris le méthane, en Algérie, en s’appuyant sur les meilleures pratiques internationales du secteur pétrolier et gazier », souligne la même source.
Ce protocole s’inscrit, selon Sonatrach, dans la continuité des travaux et des actions menées dans le cadre du Mémorandum d’Intention (MoI) signé en 2023 entre Sonatrach et Eni, dans le cadre de la coopération technologique pour la réduction et la valorisation du torchage du gaz, ainsi que pour le développement de technologies de réduction des émissions.
Les résultats de ces travaux, y compris les bilans énergétiques, ont permis d’identifier « des opportunités d’intérêt mutuel et de mettre en œuvre des actions concrètes », indique le communiqué.
Dans ce cadre, un programme structuré d’activités conjointes a été mis en œuvre, comprenant des techniques d’analyses, des initiatives de renforcement des capacités et des visites de terrain visant à identifier les possibilités de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de méthane. De plus, « des formations ciblées ont permis de mettre en œuvre immédiatement et précisément les mesures sur le site ». Ces activités ont permis d’identifier des initiatives dans plusieurs domaines, notamment la réduction des émissions fugitives et mise à l’événement, l’efficacité énergétique, la réduction du torchage et l’évaluation des possibilités de captage, d’utilisation et de stockage du carbone. La mise en œuvre du MoI signé en 2023 a également permis de mener une campagne de détection et de réparation des fuites (LDAR), ce qui a permis de « réduire considérablement les émissions fugitives ». Des campagnes de mesures LDAR sont désormais menées, selon Sonatrach, de manière autonome et systématique au niveau des groupements exploités par Sonatrach et Eni. L’évaluation des émissions de référence a également été réalisée sur six installations exploitées par Sonatrach et Eni en Algérie. D’après la compagnie nationale des hydrocarbures, la signature de ce nouveau protocole permettra de poursuivre les travaux engagés depuis 2023, mais aussi d’explorer de nouveaux domaines afin de mettre en œuvre des initiatives de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il vise également à coopérer dans le domaine des initiatives de captage naturel du CO2 par le biais du projet forestier.
Entreprise énergétique intégrée, active dans l’exploration, la production, le raffinage et la commercialisation de pétrole, de gaz, de GNL, d’électricité et de produits chimiques, ENI possède une vaste expérience dans les énergies renouvelables, les procédés de bio-raffinage et l’économie circulaire, et favorise un accès efficace et durable à l’énergie au profit des institutions locales dans les pays où elle est présente.




