H Nassira
La course aux élections locales du 28 novembreprochain s’accélère à Oran, mais la constitution des listes de candidats s’annonce déjà comme l’un des principaux obstacles pour plusieurs formations politiques. Alors que cinq partis ont retiré leurs dossiers de candidature auprès de la représentation de wilaya de l’Autorité nationale indépendante des élections, aucune liste n’a encore été officiellement déposée, à ce stade, pour les APC ou l’APW.
Depuis mardi dernier et jusqu’au 15 septembre, cinq formations ont franchi la première étape administrative en retirant leurs dossiers. Il s’agit du Mouvement El Bina El Watani, du Mouvement de la société pour la paix (MSP), de Sawt Echaab, du Rassemblement de l’espoir de l’Algérie (TAJ) et du Front El Moustakbal.
Le retrait des dossiers ne s’est toutefois pas encore traduit par le dépôt effectif des listes. Dans les états-majors locaux, la priorité est désormais à la finalisation des candidatures, avec des niveaux d’avancement différents d’une formation à l’autre.
Le principal point de tension concerne plusieurs communes où des partis rencontrent des difficultés à réunir suffisamment de candidats pour constituer leurs listes. Boufatis, Ben Freha, Boutlélis, El Ançor, Mers El Kebir, Mers El Hadjadj, Aïn El Kerma, El Kerma, Bethioua, Sidi Benyebka et Hassi Ben Okba figurent parmi les localités où cette problématique se pose avec le plus d’acuité.
Dans certaines formations, ces difficultés sont liées à une restructuration tardive des bureaux locaux. Dans d’autres, pourtant dotées d’un appareil organisationnel, le problème réside dans la mobilisation des militants eux-mêmes. Certains candidats potentiels auraient par ailleurs choisi de rejoindre d’autres formations, contraignant les bureaux de wilaya à revoir leurs calculs et à reprendre la constitution de leurs listes.
Cette recomposition des candidatures intervient alors qu’une dizaine de formations se préparent à concourir pour l’APW d’Oran. Pour les élections communales, la bataille s’annonce plus complexe, les partis devant parvenir à aligner des listes dans les 26 communes de la wilaya.
Face au manque de candidats, certaines formations privilégient leurs propres militants pour compléter leurs listes. D’autres ouvrent davantage leurs portes à des personnalités extérieures, notamment à des candidats ayant déjà évolué au sein d’autres partis.
Le calendrier électoral impose désormais un rythme soutenu. Le 8 octobre constitue la date limite pour le dépôt des dossiers de candidature, laissant aux formations quelques semaines pour achever la sélection des candidats, compléter leurs listes et réunir les documents exigés.
La situation reste cependant plus avancée dans plusieurs communes, notamment Oran, Bir El Djir, Es-Sénia, Hassi Bounif, Aïn El Turk, Arzew, Bethioua, Misserghine, Sidi Chahmi, Hassi Ben Okba, Gdyel et Bousfer, où plusieurs partis ont déjà engagé la dernière phase de préparation de leurs listes.




