S Hadjar 

De Oued Tlélat à Gdyel, en passant par Bethioua, le traitement des eaux usées s’impose comme un chantier à suivre de près dans la wilaya d’Oran. Lors d’une tournée consacrée mercredi aux infrastructures du secteur de l’hydraulique, le wali Brahim Ouchene a fait le point sur trois projets aux niveaux d’avancement très différents. Si Oued Tlélat se rapproche de la mise en service, Bethioua et Gdyel doivent, eux, accélérer la cadence.

22 905 m³ d’eaux usées traités chaque jour à Oued Tlélat dès décembre

À Oued Tlélat, le calendrier commence à se préciser. La station de traitement des eaux usées affiche 71 % d’avancement et sa réception est prévue en décembre prochain. Réalisée sous la supervision de l’Office national de l’assainissement, l’infrastructure disposera d’une capacité de traitement de 22 905 m³ par jour.

Le projet ne se limite pas à la réalisation de la station. Il englobe également un collecteur d’eaux usées de 4 km, une station de pompage implantée à El Mahdia et une conduite de refoulement longue de 7 km. Ces ouvrages enregistrent un taux d’avancement de 97 %, plaçant cette partie du projet dans sa phase finale.

Un enjeu qui dépasse l’assainissement

À Bethioua, le tableau est nettement moins favorable. Le chantier de la station d’épuration accuse un retard important. Face à cette situation, le wali a demandé à l’entreprise chargée des travaux de rattraper le retard et de parvenir à l’achèvement du projet dans les meilleurs délais.

L’enjeu est d’autant plus important que la future station doit prendre en charge les eaux usées de plusieurs localités de la daïra, parmi lesquelles Aïn El Bia, Chehaïria et El Ayaïda. Autre objectif associé à cette infrastructure : la réutilisation des eaux traitées pour l’irrigation agricole.

À Gdyel, le chantier reste encore à un stade précoce. Le taux d’avancement de la station d’épuration est actuellement de 20 %. Le wali a, là aussi, appelé à une accélération du rythme de réalisation, tout en insistant sur deux exigences : la qualité des travaux et le respect des délais contractuels.

Trois projets, donc, trois situations différentes. À Oued Tlélat, l’objectif est désormais de tenir le rendez-vous de décembre. À Bethioua et Gdyel, la priorité est de résorber les retards et de donner un nouvel élan aux chantiers. Une équation qui place la célérité d’exécution au cœur du suivi des projets d’assainissement dans la wilaya.