H. Nassira
Le FLN d’Oran accélère la cadence à l’approche de l’échéance électorale du 28 novembre. Après avoir surmonté les difficultés rencontrées dans plusieurs communes, le parti s’attelle désormais à finaliser les derniers dossiers de candidature, avec l’objectif d’investir 26 communes de la wilaya. Le dépôt des listes auprès de la délégation de wilaya de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) est attendu au début du mois d’octobre, probablement les 2 ou 3.
Les dernières résistances levées
Le travail de confection des listes devrait être bouclé dimanche, selon des responsables chargés de la collecte des dossiers au niveau des kasmas. La semaine écoulée a été marquée par une accélération notable des opérations, notamment dans les communes où le manque de candidats constituait un obstacle.
Le parti a ainsi réussi à finaliser ses listes dans les trois communes où la situation était particulièrement délicate : El Braya, Boutlélis et Aïn El Kerma. Une avancée que le FLN attribue notamment à l’arrivée de nouveaux militants, dont certains sont d’anciens adhérents ayant, par le passé, rejoint d’autres formations avant de réintégrer les rangs du parti.
Cette dynamique n’a toutefois pas permis de lever toutes les difficultés. La recherche de candidats se poursuit encore dans certaines communes, alors que le calendrier électoral impose désormais au parti de mettre les bouchées doubles pour achever ses dossiers dans les délais.
Des anciens élus de retour
Pour ces élections, le FLN compte également sur plusieurs figures ayant déjà exercé des mandats locaux. Parmi les candidatures envisagées figure celle d’Abderrahmane Belabbas, ancien élu de la commune d’Oran, dont le retour dans la course intervient dans un contexte de concurrence entre le FLN, le MSP et le RND autour de la présidence de l’APC d’Oran.
Mouad Abed, également ancien élu de la commune d’Oran, devrait lui aussi figurer parmi les candidats. Pour l’APW, le parti envisage notamment la candidature de Fethallah Chaabni, ancien président de l’assemblée populaire de wilaya.
La situation demeure en revanche moins claire concernant les députés de la précédente législature. À ce stade, un seul d’entre eux aurait manifesté son intention de se porter candidat.
Certaines candidatures restent par ailleurs en suspens. C’est notamment le cas d’Amine Kelouaz, qui n’a pas déposé son dossier pour des raisons de santé. L’intéressé a finalement fait savoir qu’il renonçait à la course en raison d’une intervention chirurgicale qu’il doit subir. Son nom figurait pourtant parmi ceux sur lesquels le parti comptait pour la présidence de l’APW.
La cotisation qui fait débat
Autre point de tension autour de la confection des listes : la cotisation exigée des candidats aux assemblées populaires communales, fixée à 5 000 dinars. Cette somme aurait constitué une difficulté pour certains postulants dans trois communes.
La question prend une dimension particulière pour les étudiants et les jeunes candidats. Au sein des listes du FLN à Oran, des interrogations persistent sur leur éventuelle exonération. Des informations faisant état du maintien de la cotisation circulent, alors qu’une instruction du secrétaire général du parti aurait prévu de permettre à cette catégorie de se porter candidate sans paiement.
En attendant une clarification de la direction du FLN à Oran, les concernés restent dans l’expectative quant aux modalités concrètes d’application de cette instruction.




