S Hadjar 

L’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH) s’apprête à renforcer considérablement ses capacités numériques avec la mise en service prochaine d’un nouveau Data Center dédié à la collecte, au traitement et à l’analyse des données couvrant l’ensemble des activités du secteur des hydrocarbures. L’annonce a été faite mardi à Oran par le président de l’ARH, Amine Remini, en marge de la 14e édition du NAPEC 2026.

Cette nouvelle infrastructure constitue, selon le responsable, une étape importante dans la transformation numérique engagée par l’Autorité. Elle doit permettre de centraliser et d’exploiter un volume plus important de données relatives à la chaîne de valeur des hydrocarbures, depuis l’amont pétrolier et gazier jusqu’à la distribution des produits pétroliers.

Une infrastructure au service du suivi du secteur

Le Data Center devrait entrer en exploitation à partir de novembre prochain, après une période consacrée aux essais techniques. Son déploiement doit notamment permettre à l’ARH d’améliorer ses capacités d’analyse et de tirer davantage d’enseignements des données collectées sur les différentes activités du secteur.

L’objectif est également de renforcer les mécanismes de contrôle et de suivi des opérations sur le terrain, grâce à une exploitation plus structurée et plus réactive de l’information. La donnée devient ainsi un outil central dans le suivi des activités réglementées par l’Autorité.

Cette infrastructure s’inscrit dans une démarche plus large de digitalisation des procédures et des services de l’ARH, avec l’ambition de couvrir progressivement l’ensemble de la chaîne de valeur des hydrocarbures.

« Mahroukat », un autre pilier de la digitalisation

Parallèlement au Data Center, l’ARH poursuit le développement de la plateforme numérique « Mahroukat », conçue avec des compétences nationales. Le premier module de cette plateforme a été lancé en février 2026 et porte notamment sur les autorisations relatives aux activités de distribution des produits pétroliers, aux stations-service et aux lubrifiants, ainsi qu’à leur fabrication.

L’Autorité prévoit désormais d’étendre progressivement « Mahroukat » à d’autres segments du secteur, notamment l’amont pétrolier et gazier, le transport par canalisation, le raffinage, la pétrochimie, le stockage et les différentes activités de distribution.

L’ensemble du chantier numérique devrait être finalisé d’ici à la fin du premier semestre 2027. À travers le Data Center et l’extension progressive de « Mahroukat », l’ARH entend ainsi disposer d’un système intégré permettant de mieux structurer la donnée, d’affiner son analyse et de renforcer le suivi réglementaire d’un secteur qui couvre une chaîne d’activités particulièrement étendue.