La plus grande ville d’Amazonie brésilienne, Manaus, a fermé vendredi ses écoles publiques en raison de la « très mauvaise » qualité de l’air provoquée par la fumée de centaines d’incendies dans la forêt tropicale.
L’Amazonie est touchée par les effets du phénomène climatique El Nino, qui entraîne une augmentation des températures et des sécheresses dans cette partie de la planète.
La mairie de Manaus a indiqué que la qualité de l’air s’est dégradée en raison de 749 incendies détectés mercredi dans l’Etat d’Amazonas, dont elle est la capitale.
La fermeture des écoles « vise à préserver la santé, la sécurité et le bien-être des élèves et des professionnels de l’éducation », a indiqué le gouvernement local dans un communiqué.
Aucune date n’est prévue pour leur réouverture. La température à Manaus a atteint 40 C et les autorités ont demandé de s’abstenir de faire de l’exercice en plein air.
En septembre, la ville de 2,3 millions d’habitants avait déjà été recouverte pendant plusieurs jours par la fumée des incendies.
Selon les données recueillies par les satellites de l’Institut national de recherches spatiales (Inpe), un organisme public, l’État d’Amazonie a été frappé par 3.726 foyers d’incendie en septembre. C’est près de quatre fois plus qu’en septembre 2025.
En 2024, El Niño a provoqué une sécheresse favorisant des feux de forêt exceptionnels au Brésil. Et cette année s’annonce particulièrement sévère, avec une photo attendue en décembre.
El Nino est un phénomène naturel qui revient à tous les deux à sept ans. Il réchauffe les températures de surface dans le centre et l’est de l’océan Pacifique équatorial.




