I. Yacine

L’excès de vitesse et les manœuvres dangereuses pratiqués par de nombreux motocyclistes dans les différentes communes de la wilaya de Mascara soulèvent des préoccupations liées à la sécurité des usagers de la route, notamment des piétons et des enfants. Les comportements signalés comprennent les dépassements brusques, la circulation sans casque de protection, la conduite sous l’emprise de stupéfiants et de psychotropes, ainsi que les nuisances sonores provoquées par les déplacements nocturnes dans les quartiers. Ces pratiques sont observées à l’intérieur et à l’extérieur des agglomérations, dans la plupart des communes de la wilaya. De nombreux conducteurs de motos dépassent les voitures aussi bien par la droite que par la gauche, y compris sur les passages étroits et à proximité des établissements scolaires. Ces manœuvres rendent les déplacements des autres usagers plus difficiles à anticiper et augmentent les risques de collision entre véhicules ou de mise en danger des piétons. Le phénomène prend une autre dimension en soirée et durant les heures avancées de la nuit. Des déplacements répétés de motos de forte cylindrée sont signalés dans les quartiers et sur les routes à l’extérieur des villes, avec des courses et des manœuvres qui suscitent des inquiétudes pour la sécurité des passants et des automobilistes. Les bruits élevés des moteurs et les allers-retours incessants, dans les quartiers comme à l’extérieur des agglomérations, au vu et au su de tous, perturbent également la tranquillité des habitants, en particulier les personnes âgées, les jeunes enfants et les nourrissons, dont le sommeil est affecté par ces nuisances nocturnes. Pourtant, la législation de la République algérienne prévoit des dispositions visant à limiter les nuisances et les atteintes à la tranquillité publique. Les conséquences ne se limitent pas aux risques d’accidents de la circulation et aux nuisances sonores. Les informations évoquées font également état de l’utilisation de certaines motos pour le transport et la livraison de stupéfiants et de comprimés psychotropes. Ces pratiques pourraient être liées à des réseaux qui recrutent des jeunes impliqués dans le commerce de ces substances, dont la présence est également signalée dans plusieurs quartiers et espaces publics. De nombreux citoyens expriment, de leur côté, leur mécontentement face à la progression de ces comportements au cours des dernières années, notamment durant la nuit et à proximité des zones résidentielles et des établissements scolaires. Cette préoccupation met en évidence la nécessité de renforcer la présence sur le terrain des services de la police et de la Gendarmerie nationale, particulièrement aux heures et dans les lieux où les manœuvres dangereuses sont récurrentes. L’objectif est de contrôler les infractions routières et de limiter les comportements mettant en danger la santé et la sécurité des citoyens, tout en distinguant l’utilisation ordinaire des motos des pratiques contraires à la loi.