Maroc-Émirats : les deux visages d’un complot contre l’Algérie

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Wassila. B

La coïncidence n’est pas fortuite. Le dimanche 11 octobre restera comme la journée où l’Algérie a dévoilé au grand jour les ramifications d’un complot à deux têtes, ourdi par le Maroc et les Émirats arabes unis. D’un côté, la Direction générale de la sûreté nationale annonce le démantèlement à Oran d’un réseau criminel marocain composé de 61 ressortissants, dont un ancien militaire, infiltrés via la Tunisie pour préparer des actes de sabotage. De l’autre, la chaîne publique AL24 News révèle qu’Abu Dhabi projette de constituer une « légion étrangère émiratie » de 3 000 à 4 000 mercenaires, ciblant explicitement des Algériens. Deux menaces distinctes, mais une même matrice : la déstabilisation de l’Algérie et, plus largement, de toute une région.

Le pouvoir marocain, une fois de plus, démontre son vrai visage. Rabat, qui se pose en victime d’un voisinage hostile, n’hésite pas à envoyer ses ressortissants (dont un ancien militaire de son armée) s’infiltrer par des sentiers montagneux dans la région d’El Kala pour fomenter des troubles à Oran. Des passeports marocains, des devises en dirhams et en euros saisis : les preuves matérielles s’accumulent, documentées, incontestables. Le Maroc passe des provocations diplomatiques à l’exportation d’agents de déstabilisation sur le sol algérien. Comment un État qui prétend œuvrer à la stabilité régionale peut-il tolérer que son territoire serve de base arrière à des opérations de sabotage contre un pays voisin ? La réponse est simple : il ne le tolère pas, il l’organise.

Mais le Maroc n’est pas seul dans cette entreprise. Les Émirats arabes unis, entité sans scrupules, ont fait de la mercenarisation une industrie. Après la Libye, le Yémen, le Soudan, voilà qu’Abu Dhabi lorgne désormais les rives de la Méditerranée. Le projet de « légion étrangère émiratie », programmé pour 2027-2028, avec un effectif initial de 3 000 à 4 000 combattants, est une menace directe pour la sécurité nationale algérienne. Cibler des Algériens pour en faire des mercenaires à la solde d’un État étranger, c’est non seulement une ingérence inacceptable, mais aussi une atteinte à la souveraineté de la nation. Les Émirats, qui financent déjà des factions armées à travers le monde arabe, entendent-ils transformer la région en un vaste marché de la violence ? La question mérite d’être posée, et la réponse est à chercher du côté des capitales qui, comme Alger, refusent de se soumettre à cette logique de chaos.

Face à ce double complot, l’Algérie a une nouvelle fois fait preuve de vigilance et de fermeté. Les services de sécurité ont déjoué le plan criminel marocain avant qu’il ne passe à l’acte, et la révélation du projet émirati met en lumière la nécessité d’une coopération régionale renforcée. Mais au-delà des arrestations et des démentis, c’est une question fondamentale qui est posée : combien de temps la communauté internationale continuera-t-elle de fermer les yeux sur les agissements du Maroc et des Émirats ? Combien de temps faudra-t-il attendre pour que ces États soient tenus responsables de leurs actes de déstabilisation ? L’Algérie, elle, a choisi de dire la vérité, de protéger ses citoyens et de défendre sa souveraineté. C’est une leçon de courage face à ceux qui, à Rabat comme à Abu Dhabi, croient encore que l’impunité est un droit acquis.